Mines en Guinée: le DG de la CBG Souleymane Traoré se confie à Africaguinee...

Interview
Souleymane Traoré, Directeur Général de la CBG
Souleymane Traoré, Directeur Général de la CBG

KAMSAR-Que fait la CBG (Compagnie des Bauxites de Guinée) pour le Développement socioéconomique de la région de Boké ? Quelles sont ses perspectives à l’horizon 2020 ? Le Directeur Général de cette grande compagnie minière s’est confié à notre rédaction. Dans cette Interview, M. Souleymane Traoré est revenu de long en large sur l’action de la CBG dans la région de Boké.

AFRICAGUINEE.COM : Les TPE (les toutes petites entreprises) sont des bonnes initiatives, mais les remarques faites sur le terrain donnent l’impression que vos zones d’intervention se limitent à uniquement à Kamsar et à Sangaredi. Est- ce qu’il y a des actions envisagées pour Boké la capitale régionale qui est au centre des remous sociaux ces derniers temps ?

SOULEYMANE TRAORE : Pourquoi il n’y a pas de TPE à Boké? Il faut voir le programme d’accompagnement de la CBG dans sa globalité. On vous l’a expliqué, vous avez vu quelques illustrations. Notre programme de développement communautaire concerne les 10 sous-préfectures dans lesquelles les opérations les installations de la CBG empiètent ou impactent. Boké fait partie, dans le cadre des AGR Boké. Donc Boké n’est pas oublié pour les TPE, le concept des TPE, c’est de former les entrepreneurs locaux qui vont entreprendre des activités qui sont liées directement à nos opérations. Ce qui suppose une certaine proximité, c’est la raison principale pour laquelle vous verrez effectivement les TPE adossées à l’usine de Kamsar c’est-dire dans la zone très proche ici et une partie des TPE aussi pour la mine de Sangaredi. C’est les raisons, sinon dans notre programme de développement, Boké n’est pas du tout oublié, il y a souvent des infrastructures.

Jusque-là, la CBG n’était pas accessible aux hommes de medias qui ont souvent besoin d’informations sur vos activités. Comment expliquez-vous cette réticence ?

Pourquoi  il est difficile d’avoir des informations ? Si nous sommes réunis aujourd’hui c’est quand-même un début. C’est ce qu’il faut regarder. Effectivement à la CBG nous n’avons pas l’habitude de trop communiquer. Comme je vous le dis, la CBG est une unité industrielle avant tout. Vous avez de brillants ingénieurs, de grands techniciens. La force première de la CBG, ce sont ses ressources humaines dont la préoccupation majeure est tournée à l’outil de travail, l’outil d’opération. Donc c’est maintenant que nous commençons un peu à se mettre à l’ère du temps en développant une équipe de communication. La communication vous le savez plus que moi c’est un art qu’il faut maitriser, il faut que celui qui donne l’information ait la capacité, la connaissance pour donner la bonne information. C’est la raison pour laquelle on dit pour communiquer surtout à la presse, il faut une certaine pré-autorisation tout simplement parce qu’on veut s’assurer que celui qui donne l’information donne la bonne information. Si vous vous souvenez quand on faisait les visites des sites à tous les niveaux, les employés sont intervenus.

À l’usine vous avez eu de grands directeurs expérimentés qui sont intervenus, sur les sites vous avez des surintendants qui sont intervenus ainsi que des techniciens. Moi, le directeur je pense à part la session officielle de l’ouverture des journées portes ouvertes je ne suis pas intervenu parce que humblement j’estimais que certains directeurs étaient à même d’expliquer techniquement mieux que moi, c’est ça aussi. C’est une équipe. Quand on a parlé de biodiversité je n’étais pas sur le terrain mais j’ai lu les articles de presse, les personnes qui ont parlé ce n’était pas des directeurs mais des techniciens, c’est leur travail, leur spécialité, leur expertise, leur domaine de compétence. C’est eux qui le savent mieux que nous. Ce n’est pas qu’on ne veut pas donner l’info on veut juste s’assurer que la personne qui donne l’information soit mieux placée pour asseoir la connaissance et la conviction de  l’opinion ou à la personne à laquelle les informations sont données.

Cinquante ans d’opération n’est pas petit. Dites-nous qu’est-ce que la CBG a pu apporter aux communautés qui cohabitent avec vous ?

Le bilan il peut-être un peu long à établir  mais je vais essayer. La CBG ne découvre pas le développement communautaire. Peut-être que c’est une question de jargon, ça n’avait pas cette connotation aujourd’hui  mais le développement communautaire pour la CBG ça commencé dès le début de ses opérations. Ce qu’il faut savoir, c’est que la CBG  quand elle a commencé ses opérations ici avec ses installations il n’y avait rien. La petite ville de Kamsar selon les chiffres qu’on annonce, c’est plus de 600 milles personnes dans Kamsar et ses agglomérations. À l’origine ce que j’ai entendu des doyens les plus anciens, au début Kamsar était un petit village de moins de 2000 âmes. Tout ce qui est venu ou fait dans cette zone, infrastructures, routes et tout a accompagné la CBG.

Maintenant si vous me demandez de faire un bilan, si je regarde les 20 dernières années,   la CBG a investi dans les infrastructures communautaires de tout genre : routes, écoles, centre de santé et forages pour un coût estimé à plus de 50 millions de dollars. Nous disposons des détails parce que c’est un chiffre que j’ai demandé à obtenir nous avons un tableau. Quand il s’agit de faire un bilan il n’y a pas une zone dans la région de Boké où CBG n’a pas son impact, n’a pas sa trace comme disent les anglais ‘’Foot print’’. Et ce qui est important aujourd’hui c’est la mutation, le développement, l’évolution de cette assistance sociale. Nous allons continuer à le faire mais ce qui nous importe aujourd’hui c’est l’impact directe sur les personnes, les familles, les ménages  d’où ce programme d’AGR. Voilà.

Nous avons visité le chantier du projet d’extension qui avance très bien. Mais vous avez aussi annoncé l’extension du chemin de fer que vous exploitez en vue d’accroitre la production. Où en est-on ?

Ce que j’expliquais la dernière fois, je disais qu’il y a un projet d’extension des capacités de transport du chemin de fer qui à date est nominalement à 26 millions de tonnes de bauxite de capacité de transport par an. Le projet que nous avons consiste à porter cette capacité à 51 millions de tonnes. Et cette augmentation de capacité d’environ 25 millions est divisée entre les trois compagnies minières qui vont partager l’utilisation de cette infrastructure à savoir : la CBG, GAC et COBAD. Donc, le projet continue. On a eu des retards qui sont liés si je peux dire au contexte international lié aussi à des raisons de politique internationale qui étaient en dehors de notre contrôle. Mais les bonnes nouvelles c’est que il y a une avancée dans ce domaine, je pense que dans 30 jours, ces contraintes-là seront levées on pourra accélérer le projet. Nous prévoyons de finir le projet en 2020.

Donc en 2020 on aura 51 millions de capacité de transport sur le chemin de fer. La CBG fait son extension, on va arriver un moment dans nos projections où on aura besoin d’un plus de 28 millions de capacité de transport alors qu’aujourd’hui nous n’avons que 26 millions. COBAD quand ils seront au maximum de leur production ils auront besoin de 6 millions et GAC aura besoin de 12 millions  d’où 50 millions nécessaires pour accommoder les besoins d’opération de l’ensemble des trois acteurs qui vont se partager l’utilisation de cette infrastructure.

Depuis près de 50 ans la CBG exporte la bauxite de la Guinée pour l’étranger. A quel moment pourrait-on s’attendre à la transformation de la bauxite et alumine sur place par la CBG ?

Alors la transformation de la bauxite, je pense que c’est quelque chose qui est attendue par tout le monde. Des études ont été faites il y a quelques années qui ne se sont pas avérées concluantes, il s’agit des études de préfaisabilité. Mais ce que je peux vous dire à date,  grâce à l’intervention de la partie guinéenne, le dossier a été relancé lors du dernier conseil d’administration. Les actionnaires se sont mis d’accord pour relancer l’étude de préfaisabilité d’une raffinerie pour la CBG. Je ne vous en dirai pas plus parce que parfois il faut savoir laisser l’opportunité au président du conseil d’administration d’annoncer officiellement la nouvelle le jour où vous rencontrez le ministre des mines et de la géologie qui est le président du conseil d’administration. Je pense qu’il vous donnera un peu plus détails. Il est prévu que les études de préfaisabilité soient relancées, c’est déjà un acquis, les équipes sont en train d’être constituées, le résultat des études de préfaisabilité pourrait nous dire ce qui peut être fait.

Un élément très important qui est revient  très souvent dans tout projet sérieux. C’est celui de la question du genre. Nous constatons une très faible représentation de la gente féminine. Au niveau de la direction, il n’y a qu’une seule femme qui occupe une haute fonction, c’est la directrice de l’administration. Que fait la CBG pour corriger cette disparité ?

La question du genre est une question importante, comme j’aime à le répéter, moi-même je suis un féministe convaincu. Effectivement aujourd’hui vous n’avez qu’une seule dame autour de notre table ici  mais je peux vous rassurer dans le comité de direction il y a une autre dame d’ailleurs qui occupe l’une des fonctions les plus importantes. La direction en charge de la sécurité, l’hygiène, environnement et communauté est gérée par une dame. Donc c’est une directrice. Vous n’avez pas eu l’occasion de la rencontrer puisqu’elle est en congé. La manager en charge aussi des relations communautaires, c’est une dame aussi. Nous avons assez de femmes qui sont surintendantes. Effectivement le quota fait qu’il y a plus d’hommes que de femmes c’est un peu lié à l’histoire mais il faut le dire  et à la nature de l’industrie.

 C’est une industrie quand-même dont les opérations sont très exigeantes qui demandent certaines aptitudes physiques à certains endroits mais ce n’est pas une raison. Notre politique, mon souhait est de féminiser un peu le comité de direction ou les instances de décision de la CBG mais c’est en fonction de ce qu’on va trouver comme opportunité. C’est vrai que les genres sont importants, mais à compétence égale, nous ne cherchons pas mieux. Ce qu’il faut faire c’est mettre les dames dans les conditions pour qu’elles puissent compétir. Ça c’est important.

Dans un secteur de Daramagnaki (Telimelé), à Fofodoro précisément, c’est vrai que les écoles sont bien construites par la CBG. Mais  comment les rendre opérationnel si la communauté n’arrive pas à trouver des enseignants. Actuellement dans toute la zone il n’y a qu’un seul enseignant qui était là.  Que comptez-vous faire pour changer la donne ?

 Le manque d’enseignants dans les classes est une question pertinente. Quand nous sommes allés dans le district de Kansita pour inaugurer l’école offerte par la CBG à la communauté, c’est la question que j’ai posée au sous-préfet. Je lui ai fait la demande aussi de tout faire pour ne pas que les classes soient vides. Vous devez comprendre nous travaillons sur la base des demandes faites par la communauté  et ces demandes sont tirées à partir de leur plan de développement local(PDL). Ce qui sous-entend,  ils ont fait des études préalables pour identifier ces besoins. Mettre à disposition les enseignants, vous conviendrez avec nous on peut encourager quand on a l'opportunité de rencontrer les autorités en parler, mais mettre les enseignants à disposition c’est quand-même le travail de l’administration. Mais il faut l’avouer c’est un sujet important, ça ne sert à rien de construire les écoles si les enfants ne peuvent pas aller pour y être enseignés.  

Monsieur le directeur général, nous voyons beaucoup d’évacués sanitaires ici à Kamsar. Est-ce qu’au-delà des employés, leurs familles sont aussi concernées par les soins de la CBG ?

Par rapport aux évacués sanitaires, la politique de santé de la CBG, les employés et leurs descendants (épouses et enfants) sont couverts à 100% par la CBG. Nous avons l’hôpital ANAIM de Kamsar avec nous qui a été bien équipé depuis 2 ou 3ans. Maintenant concernant les types de malades que nous évacuons, c’est tout ce que nous n’arrivons pas à traiter sur place, ni à l’hôpital de Kamsar, ni à Conakry dans les cliniques et les CHU Donka et Ignace Deen  que nous évacuons en dehors de la Guinée et principalement au Maroc pour le moment.

Vous appuyez les communautés dans le cadre du développement mais cela ne met pas fin aux remous sociaux, les populations réclament de l’emploi  dans les compagnies. Est-ce qu’il y a une faveur accordée aux fils de la région de Boké sur les questions d’emplois ?

La question de l’emploi-jeune, nous savons tous que c’est un sujet important. D’ailleurs je pense que ça fait partie des politiques prioritaires du gouvernement. Ce que je peux dire les entreprises en tout cas la CBG, nous allons jouer notre partition. Notre partition c’est de faire en sorte quand nous  avons des projets de développement, nous avons besoin de recruter. A compétence égale, nous allons privilégier les gens qui nous entourent. Maintenant la question de savoir est-ce que, je n’ai pas particulièrement de sollicitation directement d’une autorité administrative ou publique pour un privilège. On bâtit ça dans la relation de confiance en disant la vérité aux gens, ce  qui est possible et ce qui n’est pas possible. À la CBG quand ou ouvre un poste, quand on a besoin de recruter nous publions à travers la presse pour rendre le poste public, ce n’est pas fermé. C’est une question d’adéquation de profil, si les profils que nous recevons sont adéquats, nous passons aux autres étapes du processus de recrutement à savoir : la présélection sur dossier, l’interview et nous prenons les meilleurs candidats.

Il y a un rapport de Human Rights Watch qui accable la CBG. Qu’avez-vous à répondre ?

Human rights a fait un rapport  selon leurs dires, c’est vrai ils ont été sur le terrain. Ils ont  fait  plusieurs mois d’enquêtes de terrain, nous avons eu beaucoup de sessions de travail avec eux, nous avons eu au moins quatre rencontres avec l’enquêteur. Nous avons donné nos réponses. Nous les avons même rencontré même à leur siège à New-York en leur expliquant qu’il y a des choses sur lesquelles on était d’accord il y a aussi des points sur lesquels on n’était pas d’accord. Pour conclure sur le rapport de Human Rights Watch  il faut dire depuis que nous sommes rentrés dans le cadre du financement de ce projet d’extension en 2015, nous sommes soumis à des contraintes les plus élevées qui soient en termes d’environnement et de social. Ce qu’IFC (société financière internationale) appelle dans son jargon les standards de performance, nous sommes obligés de faire tout ça. Le constat quand on est entré en contact avec eux, nous faisions déjà beaucoup de choses. Il fallait encore nous qualifier plus afin de monter sur un standard plus élevé, ce que nous sommes en train de mettre en œuvre depuis 2015.

Et nous avons un plan parce que c’est des choses qu’on ne peut pas faire en un jour pour y arriver. Ces plans-là ont été reconnus, le principal point de divergence avec eux, c’était la rétroactivité de ces performances de standard sur ce qui s’est passé en 1973, il y a eu des divergences fondamentales sur une question d’interprétation. Les anciens vous diront quand la CBG a commencé en 1973 à Sangaredi, il y avait juste un petit hameau à côté ; le village a grandi et vous savez tous entre nous que la question de la propriété  foncière en Guinée, c’est une question très vaste, ne rentrons pas dans ça. On a très bien accueilli la mission de Human Rights Watch avec la même transparence et la même ouverture. D’ailleurs si vous allez sur le site  de Human Right Watch, la CBG a publié sa réponse, ils ont fait leur constat, ils ont mis dans leur rapport ce qu’ils ont souhaité, ce qu’ils estimaient important. Mais ils avaient l’obligation de publier la réponse de CBG, nous avons répondu à toutes ces préoccupations.

Sur le terrain, l’on constate que la CBG est victime de plusieurs cas de déraillements. Surtout avec la mutualisation, la crainte des citoyens est là. Des mesures sont-elles prises pour limiter ces déraillements ?

Pour le déraillement, essayons de cerner la sémantique. Moi je suis là depuis janvier  2017, nous avons enregistré que deux(2) déraillements. Le premier c’était en mars 2017à Kolaboui, le deuxième ce qui est arrivé là, vous-mêmes vous avez constaté qu’on n’a pas voulu cacher, vous avez eu l’occasion de vous arrêter et regarder. C’est résolu, il faut dire aussi c’est grâce à l’exceptionnelle capacité de nos ressources humaines. C’est des choses qui ne sont pas souhaitables, quand le déraillement arrive, ce qui est important nous procédons à des analyses pour savoir quelle est la cause profonde afin qu’on traite la cause profonde. C’est déjà fini, notre priorité déjà c’était de recommencer et remettre en route les opérations et pour nous et pour COBAD l’autre société minière de la place qui a commencé sa production sur le plateau de Djan-Djan. Maintenant on va finaliser les investigations pour savoir ce qui s’est passé pour s’attaquer aux causes profondes. Ce n’est pas souhaitable mais dans le cadre des opérations c’est des choses qui arrivent. Heureusement il n’y a pas eu un seul blessé même pas d’égratignures. Mais nous allons y remédier.

Sur le terrain, le constat démontre qu’il y a une floraison de compagnie minière, la CBG fait des efforts mais est-ce qu’il y a un centre d’intérêt entre vous et ces  compagnies pour que les efforts soient mutualisés afin que l’impact causé par ces industries-là ne donne pas des effets contraires à l’objectif de la CBG ?

Pour parler d’optimisation, c’est important surtout sur le plan environnemental. Je pense que là où on est aujourd’hui on parle de développement durable, la notion de développement durable, c’est de développer sans compromettre la survie des générations à venir. C’est pour cela tout ce qu’on peut mutualiser c’est important, je vous ai donné l’exemple sur la mutualisation du chemin de fer. Sur le plan environnemental aussi il faut reconnaitre la CBG sert d’émulation aujourd’hui, d’autres essayent de nous rejoindre pour élever le niveau de maitrise de nos impacts sur les opérations. Comme on est dans la même grande zone géographique nous travaillons c’est dans ce cadre-là qu’on a créé ce qu’on appelle le R.E.B ou REB(réseau environnement bauxite) dans lequel c’est une association où les structures qui s’occupent des questions environnementales et sociales chez nous on a décidé de nous mettre ensemble sur la même plate-forme, d’échanger et de voir dans quelle mesure comme nous opérons toujours dans la même zone , on peut mutualiser certaines actions et élever nos standards ensemble de manière à ce qu’on puisse harmoniser nos pratiques. Ça se passe très bien, je pense que c’est des choses qui vont continuer.

Entre vous et l’Etat, le rapport que vous entretenez ressemble à celui d’un polygame qui entretien très bien les jeunes filles nouvellement mariées par rapport à la vieille alors que c’est elle qui fait des bonnes sauces. Comment comprenez-vous ce rapport ?

(Éclats de rire) ça c’est une très bonne question mais vous me mettez dans une situation difficile. Mais je vais essayer de répondre politiquement correcte, n’oubliez pas que le gouvernement est mon premier actionnaire individuel. Effectivement parfois on a eu ce sentiment mais je peux vous dire au bon niveau l’apport et la place de la CBG sont reconnus. Mais c’est vrai il faut le reconnaitre, si j’ai ouvert les portes de la CBG à la presse, c’est pour que les gens se disent il ne faut pas oublier la vieille (allusion à la CBG, NDLR), qui a fait beaucoup de choses, elle est encore toujours là. Elle a près de 50 ans d’Opérations, on espère qu’elle sera centenaire et au-delà avec la même dynamique. On vous informe afin que vous informiez mieux aussi. Si on vous dit l’autorité c’est à beaucoup de niveau. Ceux qui sont en interaction directe entre nous, le ministère des mines, la direction nationale des impôts pour la partie impôt qui est même temps membre du conseil d’administration. Ceux qui sont en interaction directe avec nous savent l’importance de la CBG.

Un dernier mot ?

Nous sommes contents de Cette immersion avec nous afin de découvrir ce que nous faisons ici. J’exprime toute ma satisfaction au nom du comité directeur de la CBG. C’est une première je vais vous assurer que ça ne sera pas la dernière. L’objectif était de faire savoir  qu’est-ce que nous faisons comme opérations, quelles sont nos activités, ce que nous apportons comme contribution nationale, notre impact positif sur les communautés qui nous entourent.

Propos recueillis par Alpha Ousmane Bah

Pour Africaguinee.com

Tel. (00224) 664 93 45 45

 

Créé le Dimanche 06 janvier 2019 à 14:05

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