Cas des enseignants grévistes : que compte faire Mory Sangaré ?

Grève des enseignants
Mory Sangaré, Ministre de l'Education Nationale et de l'Alphabétisation
Mory Sangaré, Ministre de l'Education Nationale et de l'Alphabétisation

CONAKRY- Le Gouvernement guinéen mettra t-il sa menace à exécution au sujet des enseignants grévistes ? Le Ministre de l’Education Nationale vient de lever un coin du voile sur les intentions du Gouvernement

Mory Sangaré avertit que tout enseignant qui ne rejoindra pas service jusqu’au 5 janvier 2019 s’exposera à des sanctions administratives. Selon nos informations, le ministre de l’Education a donné des instructions à la Direction des Ressources Humaines de son département de lui faire une situation exhaustive sur l’état du gel des salaires des enseignants grévistes. 

Interrogé ce mercredi 2 janvier 2019 sur cette mesure, M. Sangaré a souligné que le Gouvernement ne souhaite pas sanctionner des « innocents ». 

« J’ai demandé à la direction des ressources humaines (DRH) du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation de me faire la part des choses par rapport au gel des salaires et de me sortir la liste des enseignants ayant totalisé trois mois de grève et d’envoyer cette liste par IRE (Inspection Régionale de l’Education, Ndlr) et par DPE (Direction Préfectorale de l’Education, Ndlr) pour que les intéressés soient recherchés et informés. Ce travail a été fait, mais on nous a remonté des noms dont on ne peut pas dire exactement si ce sont des grévistes ou si ce sont des enseignants qui n’exercent plus. C’était très important d’amener les structures de base à revérifier pour s’assurer que les intéressés sont effectivement en service et qu’ils sont des grévistes qui refusent de reprendre les cours malgré la proposition qui leur a été faite de reprendre les cours pour le dégel de leurs salaires. On ne souhaite pas sanctionner des innocents », a expliqué Mory Sangaré qui a été interrogé par Africaguinee.com.  

Le bras de fer entre le Gouvernement et le SLECG d’Aboubacar Soumah dure depuis trois mois. Alors que les enseignants réclament une augmentation salariale à hauteur de huit millions, le gouvernement campe sur sa position et exclue toute hausse de salaire. Après  le gel des salaires, il agite désormais la menace de radier les enseignants grévistes. 

A suivre…

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tél. : (00224) 655 311 112

Créé le Mercredi 02 janvier 2019 à 16:55