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Conakry : Dr Faya entame une grève de la faim sous "répression" policière

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Politique
Dr Faya Millimono entame une grève de la faim
Dr Faya Millimono entame une grève de la faim

CONAKRY-L ‘opposant guinéen Faya Millimono  a entamé ce mercredi une grève de la faim pour 4 jours. A l’esplanade du stade du 28 septembre à Dixinn,  le président du parti Bloc Liberal et ses militants ont été déguerpis des lieux  par les forces de l’ordre qui enlevé la  tente qui leur servait d’abri, a constaté Africaguinee.com.

Tenant des banderoles  ‘’ nos enfants à l’école et démilitariser les rues’’,  Dr Faya Millimono et son groupe ont été finalement chassés par les forces de l’ordre qui ont indiqué que les manifestations sont interdites. Dr Faya Millimono a fustigé le comportement du président Alpha Condé qui finance des concerts alors que les enfants sont à la maison depuis plus de deux mois. 

 « Le président de la République  a de l’argent des milliards pour acheter des concerts. Un peu pour nous dire que j’ai de l’argent pour que vos enfants aillent dans les night-clubs mais je n’ai pas de l’argent pour payer les enseignants pour que vos enfants aillent à l’école. C’est contraire de  ce que tout président de la République peut faire en ce 21ème siècle  parce que nous vivons l’économie de la connaissance et de la technique.  Si nous pensons que la bauxite peut nous apporter le bonheur allons-y à Boké. Aujourd’hui l’environnement est complément détruit le jour  où on vous prendra la dernière tonne de bauxite,  la Guinée deviendra un dessert et une terre non habitable.  Demain ce n’est ni toutes ces richesses qui vont faire la compétitivité de nos enfants mais leur cerveau.  Et c’est la préparation de ce cerveau qui est en jeu aujourd’hui.  Lorsqu’on batte l’éducation on tue la société  et c’est ce que Alpha Condé et son gouvernement est en train de faire. La deuxième raison, nous ne voulons pas des militaires dans nos rues  et dans nos quartiers.  L’article 91 de la constitution prévoit 3 périodes pendant lesquelles l’armée peut être dans la rue c’est-à-dire quand le pays en Etat de siège, d’urgence  où lorsque nous sommes en situation de guerre.  Et il n’y a aucune de ces situations aujourd’hui et on a commencé à militariser nos quartiers en violation de la constitution et des lois de la République »,  dénoncé Faya Millimono.

BAH Aissatou

Pour Africaguinee.com

Tél : (00224) 655 31 11 14 

Créé le Mercredi 05 décembre 2018 à 18:22

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