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Guinée : Comment lutter contre l’extrémisme violent ?

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Société
Search for common ground s'implique dans la lutte contre l'extrémisme en Guinée
Search for common ground s'implique dans la lutte contre l'extrémisme en Guinée

CONAKRY-Dans le souci de promouvoir la coexistence pacifique en Guinée, l’ONG, Search for Common Ground, sur financement de l’Union européenne a organisé ce vendredi 30 novembre 2018, la journée de Restitution et d’échange autour des études sur la problématique de la prévention de l’Extrémisme violent, intitulé Projet Unis dans nos différences, a constaté Africaguinée.com.

Ce projet va contribuer à la stabilité et à la paix. Il est mis en œuvre par Search for Common Ground (SFCG) en partenariat avec Quale.  Sa durée est de 18 mois. Il vise à prévenir les risques d’émergence d’extrémisme violent en Guinée à travers un accompagnement des acteurs communautaires et institutionnels.

Selon Oumarou Koala, Directeur Pays de Search for Common Ground, le projet vise à soutenir les efforts de l’Etat guinéen et des acteurs locaux et communautaires à développer des actions concertées et inclusives de prévention de potentielles crises sécuritaires et sociales liées à l’émergence de violences et à s’écarter des mesures restrictives  et stigmatisantes envers certaines communautés.

Diaby Bambo, chef de Zone projet uni dans nos différences a quant à lui rappelé que l’objectif ciblé par cette étude de base menée en collaboration avec certains partenaires, est de présenter le résultat de l’Etude de perception, sur la radicalisation de l’extrémisme violent en Guinée. Ce qu’il faut retenir, aux dires du chef de zone,  cette étude a montré qu’en Guinée, l’extrémisme est plus politique que religieuse.

‘’ Donc cela change un peu la donne initiale sur laquelle on s’était fondé pour mettre en œuvre ce projet et ça nous donne aussi des brèches pour des orientations stratégiques dans la mise en œuvre de nos activités. Nous, nous attendions à ce que les guinéens s’acceptent malgré les différences qui nous caractérisent. Il ne faudrait pas que la politique soit un facteur de division, donc il faudrait que nous, citoyens toutes catégories confondues qu’on s’accepte entre nous et qu’on ne caractérise pas et qu’on ne stigmatise pas. Ce sont là les gages d’un développement harmonieux. L’autre objectif, c’est de doter les populations à la base dans les différentes communautés des aptitudes à pouvoir réagir au cas où le pays sera frappé par le phénomène d’extrémisme’’ a indiqué Diaby Bambo.

Pour le consultant, Docteur Mamoudou Touré du cabinet cap émergence, l’étude d’opinion publique sur l’extrémisme violent a pour Objectif général de prévenir les risques d’émergence d’extrémisme violent en Guinée à travers un accompagnement des acteurs communautaires et institutionnels.

En particulier, selon cet économiste, le projet vise à soutenir les efforts de l’Etat guinéen et des acteurs locaux et communautaires à développer des actions concertées et inclusives de prévention de potentielles crises sécuritaires et sociales liées à l’émergence de violences à caractère religieux et s’écarter des mesures restrictives et stigmatisantes envers certaines communautés.

‘’ En sommes, les guinéens considèrent que la religion n’est pas un facteur d’extrémisme violent.  D’une manière générale, les violences extrémistes sont d’avantages expliquées par les agissements politiques et communautaires. Cependant, pour prévenir ces violences, les guinéens considèrent qu’il faut « éduquer ou sensibiliser» les leaders religieux, les jeunes et les femmes. Cela démontre une ambition ambigüe de l’opinion guinéenne quant aux liens entre religion et extrémismes violent’’ a expliqué le consultant, Docteur Mamoudou Touré.

Selon l’approche de SFCG, l’extrémisme violent se définit comme le choix que font les individus d’utiliser ou de soutenir la violence pour promouvoir une cause fondée sur l’identité exclusive d’un groupe. Ni l’identité de l’auteur de la violence, ni la nature de l’idéologie à laquelle la personne adhère, ne détermine son appartenance à un mouvement extrémiste violent. Par contre, l’utilisation de la violence pour avancer cette idéologie fondée sur une logique d’exclusion qui vise à éliminer un autre groupe, une culture ou une identité se rapporte à l’extrémisme violent.

BAH Boubacar LOUDAH

Pour Africaguinee.com

Tel: (+224) 655 31 11 13

Créé le Dimanche 02 décembre 2018 à 10:30