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Fête de l’indépendance : Les coulisses d’une organisation ‘’ratée’’ en cinq épisodes…

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Fête de l'indépendance
Le Président de la République saluant la foule au stade 28 septembre
Le Président de la République saluant la foule au stade 28 septembre

CONAKRY- La célébration des 60 ans de l’indépendance de la Guinée au stade 28 septembre de Conakry a connu plusieurs ratées. Ces couacs n’ont pas laissé les observateurs qui ont fait le déplacement dans l’antre  du mythique stade, indifférents.

Ce Mardi 02 octobre, plus d’une dizaine de chefs d’Etats Africains et des délégations européennes ont fait le déplacement sur Conakry. Des milliers de guinéens et étrangers y compris, ont assisté pendant des heures à un défilé des armées ‘’plus ou moins’’ réussi. Parés aux couleurs nationales, beaucoup ont désenchanté au vu de cette organisation.

Retour sur une journée mouvementée…

Arrivée tardive du président libérien Georges Weah…

Adulé par tout le stade du 28 septembre, alors qu’il était absent  à la prononciation de son nom lors de la présentation des chefs d’Etats présents, l’ancien Ballon-d’ or  mondial de Football, n’est arrivé qu’après une bonne heure. Aux dires de certaines personnes, Georges Weah a fait payer à son hôte, le retard qu’avait accusé le président guinéen Alpha Condé, à la cérémonie d’investiture du président libérien à Monrovia, il y a de cela quelques mois. A la seule différence peut-être, Mister Georges a trouvé une place à la loge officielle et a pu assister à toute la cérémonie, alors qu’Alpha Condé avait boudé son investiture.

Des journalistes confinés…

Dans ce stade qui affichait plein, plusieurs invités ont été tournés en bourriques pour retrouver les places qui leurs étaient réservées. Des journalistes partis marquer de leur empreinte cette journée commémorative ont été confinés entre des militants acquis aux causes du pouvoir en place.

Plusieurs invités tombés en syncopes…

Sous un soleil de plomb côté gradins, l’on a d’ailleurs constatés plusieurs qui tombaient en syncope sous le poids de la canicule. Aidés par les éléments de la Croix-Rouge, ces personnes ont été conduites hors du terrain.

Défilé mal assuré…

Une des choses qui a le plus marqué les nombreux invités présents au stade, c’est le défilé des différentes couches sociales. Le tohu-bohu qu’a engendré la procession des ministères ou des composantes de la nation guinéenne a déçu plus d’un.

Le directeur du patrimoine culturel, Jean Baptiste William, apparemment ‘’dépité’’ a même demandé à ce que le ‘’défilé des civils prennent fin pour laisser la place aux militaires’’.

A la fin des festivités, plusieurs Chefs d’Etat à la sortie du stade ont « poiroté », sous un soleil ardent ne sachant pas dans quel véhicule s’embarquer pour se rendre dans un hôtel chic de la capitale où une réception était offerte par le Président Condé. On voyait un protocole quelque peu embrouillé.  

Ces quelques éléments non négligeables ont constitué autant d'arguments pour les ‘’sceptiques’’ présents ou qui n’ont pas fait le déplacement en direction du célèbre stade du 28 septembre.

BAH Boubacar LOUDAH

Pour Africaguinee.com

Tel : (+224) 655 31 11 13

 

Créé le Mardi 02 octobre 2018 à 20:43