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Front contre la hausse du carburant : la situation dans certaines villes de l’intérieur…

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Augmentation du prix du carburant
Manifestation de la société civile contre la hausse du prix du carburant à Kindia
Manifestation de la société civile contre la hausse du prix du carburant à Kindia

KINDIA-Plusieurs villes de l’intérieur du pays ont été paralysées ce mardi 10 juillet 2018, en marge de la manifestation appelée par la société civile qui proteste contre la hausse du prix du carburant, a constaté Africaguinee.com à travers le réseau de ses correspondants.

A Kindia, une agglomération située à 135 kilomètres de Conakry, très tôt ce mardi matin 10 juillet 2018, les forces sociales ont pris d’assaut les grands artères de la ville pour exiger du gouvernement la baisse du prix du carburant à la pompe à 8000 fg le litre. La  marche pacifique a eu comme point de départ le grand carrefour de la station de Yeole dans la commune urbaine avant de s'achever à la place des martyrs.

Munis de pancartes sur lesquelles, on pouvait lire : « 8000fg c 'est bon » et en scandant des slogans comme :  « non à la corruption », « non à l'injustice », « nous voulons  seulement le carburant à 8000 fg », les manifestants composés de jeunes, des femmes, ont parcouru la ville. Au niveau de certains carrefours, ils chantaient l’hymne national. Une manière pour eux de démontrer leur  amertume et leur colère par rapport à la hausse du carburant.

A la place de l'indépendance où la marche a pris fin, des discours ont été tenus par quelques leaders du mouvement. « En Haïti le gouvernement a baissé le prix du carburant à la pompe, pourquoi pas chez nous en Guinée, nous pouvons faire autant. Nous demandons au président avec son gouvernement de baisser le prix du carburant à la pompe à 8000 fg le litre », a lancé Alsény Farinta Camara, l’un des manifestants qui prévient que si le gouvernement ne baisse pas le prix, ils vont intensifier les manifestations dans les jours à venir.

Lire aussi-Manifestation contre la hausse du carburant : les premiers incidents à Conakry…

A Labé, en moyenne Guinée, il n’y a pas eu de marche ce mardi. Cependant, les activités ont été drastiquement perturbées. Les banques sont restées fermées, les activités commerciales ont été paralysées.  Des syndicalistes à bord des véhicules sillonnent la ville pour sensibiliser les gens sur la portée de la grève liée à la hausse du carburant. A des endroits, des jeunes obligent certains commerçants à fermer leur lieu de commerce.

Même constat à Mamou, la ville-carrefour. La marche pacifique appelée par les acteurs de la société civile n'a pas eu lieu. Toutefois,  la circulation est restée paralysée. Un calme précaire règne dans cette préfecture. Les quelques acteurs de la société civile que nous avons rencontré nous ont fait savoir que pour cette fois ci l'intérieur du pays n'est pas concerné par cette manifestation.

A Boké, le transport urbain et interurbain est perturbé. Les commerces sont fermés, l'administration publique tourne au ralenti, tandis que les structures sanitaires observent le service minimum.

Un peu plus au sud pays, à Nzérékoré tout comme les autres villes de la région forestière, depuis le début du mouvement de grève pour protester contre la hausse du prix de carburant,  les citoyens sont restés indifférents. Les populations vaquent à leurs activités dans de différents secteurs. La grève n’a eu aucun impact sur le transport urbain ainsi que sur les activités commerciales.

Une synthèse du réseau des correspondants

D’Africaguinee.com à l’intérieur du pays.

Créé le Mardi 10 juillet 2018 à 17:34

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