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Belgique: Theo Francken "Je ne suis pas d'extrême-droite et pas raciste"

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Immigration

Theo Francken était interviewé par Martin Buxant sur les ondes de Bel RTL jeudi matin. Le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration s'est défendu d'être raciste, malgré ses nombreuses sorties qui font polémique.

Francken assure que l'année dernière, environ 50% des demandes d'asile, principalement venues de pays comme la Syrie ou l'Irak, ont été acceptées en Belgique. Il explique que le pays est prêt à aider tout le monde mais qu'il faut aussi pouvoir se plier aux règles.

"Quand la réponse à une demande d'asile est oui, les demandeurs d'asile sont les bienvenus en Belgique. On va les aider à s'intégrer et à apprendre la langue afin de pouvoir travailler le plus vite possible et contribuer à notre économie. En revanche, quand c'est non, on doit forcer des retours dans les pays d'origine quand c'est nécessaire", insiste-t-il.

600 contre 1.800 renvois

D'autant qu'il assure que les plus démunis sont traités avec dignité. "On est plus sévère pour les criminels. Dans le gouvernement précédent, on rapatriait 600 criminels des prisons belges vers leurs pays d'origine. Moi j'en ai renvoyés 1.800. C'est trois fois plus par an. C'est la ligne rouge du gouvernement. On est très humains pour les plus vulnérables mais plus sévères pour ceux qui abusent de notre hospitalité."

L'Union Européenne doit actuellement gérer la crise de l'Aquarius. Et même s'il sait que cela ne fait pas l'unanimité, Francken répète qu'il est favorable à renvoyer les migrants hors de l'Europe. "Le mot 'pushback', c'est un mot tabou dans les salons européens. Mais je suis un homme qui ose dire les choses. Je suis pour un système qui veut arrêter l'immigration irrégulière vers l'Union Européenne. C'est très important de sauver tout le monde dans la mer Méditerranée. Mais on les renvoie vers l'Afrique. On ne peut pas accepter l'immigration irrégulière comme l'Italie. Cela ne se fera pas vers la Libye mais vers des centres d'accueil avec tout le confort nécessaire."

"Fatigant et frustrant"

Et Francken aimerait aussi que le PS arrête systématiquement de critiquer son travail et ses propos, qui provoquent souvent l'indignation de la gauche francophone. "J'ai lu la presse francophone et tout le monde a exigé ma démission. Et au même moment en Flandre, on me donne raison. Notre pays est complexe. Je peux simplement dire au PS et aux autres qui crient hystériquement toutes les deux semaines "raciste, fasciste, nazi", que c'est très fatigant et frustrant. Côté néerlandophone, personne ne le fait. Je ne suis pas d'extrême-droite et pas raciste."

BelRTL

Créé le Jeudi 21 juin 2018 à 14:43

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