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La photo sous la jupe pourrait amener à la prison

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Insolite

Le Royaume-Uni veut légiférer contre le voyeurisme et punir sévèrement ceux qui prennent des photos sous les jupes.

Prendre secrètement une photo sous la robe d'une personne devrait devenir une infraction passible de deux ans d'emprisonnement au Royaume-Uni, après que le gouvernement britannique a décidé de soutenir une proposition de loi en ce sens.

«Ce type de comportement est une intrusion odieuse dans la vie privée, qui laisse les victimes en détresse», a déclaré la secrétaire d'État à la Justice, Lucy Frazer.

«En faisant de ce comportement une infraction spécifique, nous envoyons un message clair que cela ne sera pas toléré et que les auteurs seront punis», a-t-elle ajouté.

Elle a salué la campagne menée par Gina Martin, une jeune femme de 26 ans, elle-même victime de cette pratique voyeuriste désignée par le terme «upskirting» en anglais. La jeune femme avait lancé une campagne pour demander aux autorités de légiférer sur la question.

Proposition de loi contre le voyeurisme

«C'est évidemment une excellente nouvelle», a réagi l'intéressée, «et c'est grâce à toutes celles et ceux qui nous ont soutenu dans notre démarche. Il reste du chemin à faire, mais il semble désormais que cela aboutira sans trop d'accrocs».

Gina Martin s'était lancée dans cette campagne en 2017, après que deux hommes avaient pris une photo sous sa jupe lors d'un festival à Londres. Alors qu'ils partageaient la photo à partir de leurs téléphones, Gina Martin avait tenté d'alerter la police, mais aucune poursuite n'avait pu être engagée.

L'interdiction de tels comportements doit être intégrée dans une proposition de loi contre le voyeurisme portée par la députée Wera Hobhouse, membre du Parti libéral-démocrate.

Le texte est soumis vendredi au vote de la Chambre des Communes. Il a reçu un soutien trans-partis et la position du gouvernement devrait faciliter son adoption.

«Le fait que le gouvernement ait entendu notre appel témoigne du large consensus sur l'existence d'une lacune dans la loi à laquelle il fallait s'attaquer», a commenté Wera Hobhouse.

 

AFP

Créé le Vendredi 15 juin 2018 à 15:37

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