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Guinée : Après Paul Moussa et Sékou Camara, à qui le prochain tour ?

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Lutte contre la corruption
El hadj Aliou Diallo, Inspecteur Général d'Etat
El hadj Aliou Diallo, Inspecteur Général d'Etat

CONAKRY- Après Paul Moussa Diawara et Sékou Camara, tous révoqués pour malversations financières, à qui le prochain tour ? Interrogé par Africaguinee.com, Elhadj Aliou Diallo, Inspecteur Général d’Etat a apporté des précisions sur ce processus enclenché par le Président de la République pour moraliser les finances publiques. 

Alors que des poursuites judicaires sont envisagées contre Paul Moussa Diawara, Sékou Camara, respectivement anciens Directeurs Généraux de l’office guinéen de publicité (OGP) et l’office guinéen des chargeurs, d’autres cadres sont dans le collimateur de l’inspection général d’Etat. 

« Nous travaillons sur d’autres cas bien sûr (…), mais on ne peut vous dire lesquels pour le moment », a indiqué M. Aliou Diallo, s’abstenant de faire des commentaires sur le cas de Paul Moussa Diawara et Sékou Camara. 

« Nous ne ferons plus de commentaires sur les dossiers qui ont abouti à des révocations (…) Ils sont mis à la disposition de l’agent judicaire de l’Etat. Ceux qui sont incriminés bénéficient de la présomption d’innocence, mais ils vont se justifier devant les cours et tribunaux. Chacun est comptable de sa gestion. C’est aussi simple que ça », tranche l’ancien ministre des Transports. 

Le premier ministre guinéen Kassory Fofana s’est engagé à mener une lutte sans merci contre la corruption, un fléau qui gangrène l’administration guinéenne depuis des années. Le dernier rapport (2017) de Transparency international sur l’indice de perception de la corruption, donne à la Guinée a une note de 27 points sur 100 et est classée 148/180 pays dans le monde. 

En Afrique, la Guinée occupe la 31è place sur 49 pays évalués. Comme pour dire que le chemin à parcourir est encore long pour la Guinée afin de se hisser au rang des pays réputés vertueux en matière de gestion de la chose publique. La révocation de deux hauts cadres proches du parti au pouvoir est plutôt un bon signe, estiment plusieurs observateurs qui encouragent les autorités à poursuivre cette dynamique. 

Cette opération qui a été enclenchée va couvrir l’ensemble des entreprises du secteur public,  parapublic, des collectivités territoriales, des projets et programmes publics ainsi que des entreprises du secteur privé qui bénéficient du concours financier de l’Etat. 

Elhadj  Aliou Diallo, citant le préambule de la Constitution guinéenne, prévient que les crimes économiques sont imprescriptibles. Selon lui, « tout citoyen qui a accepté de gérer les deniers publics doit accepter le principe de la redevabilité. La Constitution consacre que les crimes économiques sont imprescriptibles (…), donc ça peut toucher tous les agents publics », prévient-il.

A suivre…

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tél. : (00224) 655 311 112

Créé le Mercredi 13 juin 2018 à 1:12

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