Fête de Ramadan : Le calvaire de certains tailleurs à Conakry…

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Préparatif de la fête
Un tailleur dans son atelier de Couture au quartier Coléah
Un tailleur dans son atelier de Couture au quartier Coléah

CONAKRY- A l’approche de la fête de l'aid el-fitr marquant la fin du mois du jeûne de Ramadan, certains tailleurs traversent un véritable calvaire dans la capitale guinéenne. Ils se plaignent du manque du courant électrique et de la rareté de la  clientèle, a constaté africaguinee.com.

Rencontré dans son atelier au quartier Coléah, cette Couturière  dénonce les coupures intempestives de courant.

« Les prix varient selon les modèles de coutures. Ils varient entre 120.000 francs guinéens. Les  Broderies les prix sont compris entre 100.000 à 500.000 francs guinéens.  Mais nous avons  des problèmes de courant avec les broderies.  Il y a certains clients qui ne comprennent pas. On se dispute si on accuse du retard. Mais depuis deux  semaines, des fois, toute la journée on n’a pas de courant »,  déplore Fatoumata Camara. 

Même cri de cœur chez Ousmane Touré qui demande à l’Etat d’arrêter les coupures de courant parce qu’il  paye régulièrement ses factures. Ce couturier se plaint aussi de la cherté des prix du matériel de couture.

« Les clients viennent peu à peu, mais le  matériel coûte cher. Les perlages coûtent jusqu’à  300.000 GNF tandis que les dentelles s'arrachent à 50.000. Et à  chaque fois on a des problèmes de courant. Cela nous  cause d’énormes difficultés dans notre travail », se plaint Toure Ousmane couturier.

A travers un communiqué, la société  Electricité de Guinée a expliqué que les perturbations  enregistrées dans la desserte d’électricité sur l’ensemble de son réseau de Conakry  sont dues à des difficultés liées à l’approvisionnement en carburant dans les centrales thermiques.

Rareté de la clientèle…..

« Avant il y avait de l’affluence. Mais maintenant les gens préfèrent aller au marché acheter du prêt à porter. Les chinois ont finis de gâter le marché.  Et certaines femmes vont acheter des habits africains cousus venant de Togo ou du Mali », dénonce Mamoudou Orlando Kaba couturier.

Ce Quinquagénaire qui exerce ce métier depuis longtemps a déplore les menaces de ses clients. « Un jour je me suis disputé avec une cliente. J’étais obligé d’ajouter mon argent pour faire son travail alors que ce n’est pas chaque moment qu’on trouve du travail. Parfois on peut faire tout un mois assis sans rien faire », confie M. Orlando Kaba.

Bah Aïssatou

Pour africaguinee.com

Tél :( +224) 655 31 11 14

 

Créé le Lundi 11 juin 2018 à 16:00

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