Le G7 2018 et le financement du développement (Par Gilles Couture)

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Economie mondiale
Source : G7 2018, Charlevoix au Québec, 9 juin 2018 : de gauche à droite, M. Paul Lamontagne, directeur de FinDev Canada, Ambassadeur Naby Laye SYLLA.
Source : G7 2018, Charlevoix au Québec, 9 juin 2018 : de gauche à droite, M. Paul Lamontagne, directeur de FinDev Canada, Ambassadeur Naby Laye SYLLA.

Le sommet G7 2018 de La Malbaie au Québec, sur fond de politique américaine protectionniste et de nouveaux droits de douane, a toutefois été le théâtre d'un engagement des institutions de financement du développement IFD des pays du G7, de réunir d'ici 2020, trois milliards de $US afin de promouvoir le statut des femmes au premier plan de la croissance inclusive et soutenable.

Le projet vise à mobiliser des capitaux privés, et à débloquer les ressources qui contribueront à l'essor des femmes comme entrepreneures, comme dirigeantes d'entreprise, comme employées et comme consommatrices de produits et services qui favorisent leur participation économique.

Les IFD des pays membre du G7 à savoir du Canada FinDev Canada, du Royaume-Uni Groupe CDC, des États-Unis Overseas Private Investment Corporation OPIC, de l’Italie Cassa depositi e prestiti CDP, de la France Proparco,  du Japon BIC et JICA, et de l’Allemagne (DEG), prévoie user d'innovations financières et des nouveaux moyens de finance digitale, pour soutenir des investissements et des initiatives qui offrent aux femmes de pays en voie de développement un accès à des occasions de leadership, des emplois de qualité, du financement et du soutien à l'entreprise.

Des études et recherches empiriques démontrent que les femmes jouent un rôle clé dans la prospérité économique et la stabilité mondiale. Dans son rapport de 2015 intitulé The Power of Parity: How advancing women’s equality can add $12 trillion to global growth, le McKinsey Institute prévoyait une croissance du PIB de 700 milliards de $US pour l’Afrique subsaharienne et de 2600 milliards de dollars pour l’Amérique latine, d’ici 2025, si l’écart entre les sexes est comblé. Un an plus tard, soit en mars 2016, la croissance prévue du PIB dans le monde – pour 2025 – passerait plutôt de 12 à 28 milliards de dollars, selon le Stanford Social Innovation Review, si l’écart entre les sexes était comblé.

L’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes font aussi partie de l’agenda des prochains G7. Dans les faits, il ne peut y avoir de croissance inclusive et durable si la moitié de la population mondiale est laissée pour compte. C'est pourquoi le G7 de Charlevoix au Québec vise la participation et un leadership égaux des femmes dans toutes les sphères de la vie, et ce sur les cinq continents a déclaré la Ministre Marie-Claude Bibeau responsable du développement international et de la francophonie du Canada ainsi que l'Ambassadeur Sylla Naby Laye, directeur NLS AB Conseil.

Les IFD sont des banques ou des filiales spécialisées dans le développement qui ont été mises en place pour soutenir le développement du secteur privé dans les pays en développement. Comme moyens novateurs, elles entendent user de financement mixte, pour soutenir des investissements et des initiatives qui offrent aux femmes de pays en voie de développement un accès à des occasions de leadership, des emplois de qualité, du financement et du soutien à l’entreprise. De plus, dans un souci de transparence, les IFD participantes organiseront une plateforme en ligne www.2xchallenge.org afin de suivre publiquement les progrès des participants et de coordonner les efforts faits par d’autres participants au Défi 2X du financement pour les femmes. Les institutions feront état des progrès du projet dans un an, dans le cadre du G7 2019 qui aura lieu à Paris.

Gilles Couture, Adm. A.

Journaliste indépendant et facilitateur de projet

spécialisée en innovation financière et finance digitale

 

 

Créé le Dimanche 10 juin 2018 à 14:27

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