Guinée: comment mettre fin aux violences basées sur le genre ?

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Société
Des acteurs guinéens formés sur la lutte contre les violences basées sur le genre
Des acteurs guinéens formés sur la lutte contre les violences basées sur le genre

CONAKRY-Le ministère de l’action de sociale s’active dans la lutte contre les violences basées sur le genre. C’est dans ce cadre, du  07 au 08 juin 2018, il a organisé un atelier de formation à l’intention des plusieurs acteurs qui œuvrent dans lutte contre ce phénomène.

Cette formation vise à former une kyrielle d’acteurs pour la prise en charge des victimes et la prévention des violences basées sur genre.  Elle intervient après un accord signé entre les ministères de l’action sociale, l’administration du territoire,  la sécurité et celui de la santé.

Adjudant-chef Mamadou Abdoulaye Diallo du haut commandement de la gendarmerie, l’un des participants à cette rencontre a expliqué le rôle de la gendarmerie dans cette lutte.

« Nous les auxiliaires de la justice, cet atelier de formation va nous permettre de mieux cerner les contours de tout ce qui concerne les violences basées sur le genre. Parce que généralement les gens ont tendance à prendre le genre seulement du côté féminin. Mais à la sortie de cet atelier, nous auxiliaires de justice nous pourrons mieux cerner et appréhender tous ce qui concerne ces violences qui sont faites que ça soit aux femmes ou aux hommes. Parce que notre mission est de défendre tout ce qui est abus », a expliqué ce participant.

Exprimant ses attentes, Thierno Alseiny Souaré coordinateur régional enfance de la ville de Conakry et organisateurs de cet atelier, a indiqué qu’à la sortie de cette formation, « nous attendons un travail en synergie avec tous les départements qui ont été cités préalablement. Par exemple si un enfant est violenté, c’est ne pas seulement le ministère de l’action sociale qui va réagir. Si par exemple le ministère de l’action sociale arrive à intervenir sur la prise en charge psychosociale de l’enfant qui est violenté il faudrait que la police essaye de nous aider à interpeller l’auteur à travers l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM) ou la gendarmerie. Quand la personne est interpellée, il faudrait que la justice essaye de nous aider par rapport au jugement», a déroulé M. Souaré.

Pour l’adjudant-chef Bernard Tinguiano, formateur, cet atelier revêt une importance capitale. « C’est une formation des acteurs intervenant dans la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre. Parmi ces acteurs, il y a des policiers, des gendarmes, des ONG, des médecins, et des magistrats. Donc les thématiques qui vont être abordés ici sont les facteurs qui favorisent ces violences et comment lutter contre ces violences basées sur le genre », a déclaré l’adjudant-chef Bernard Tinguiano.

Oumar Bady Diallo

Pour africaguinée.com

 

 

Créé le Vendredi 08 juin 2018 à 14:26

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