Guinée : Une nouvelle crise menace le pouvoir d’Alpha Condé…

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Crise au SLECG
Alpha Condé, le Président de la République de Guinée
Alpha Condé, le Président de la République de Guinée

CONAKRY-Le bras de fer semble inévitable ! Le pouvoir d’Alpha Condé risque de faire face à une grève illimitée qui débutera dès le lundi 21 mai 2018. Aboubacar Soumah le leader du puissant Syndicat des enseignants a fait l’annonce à Africaguinee.com.

Le syndicaliste et son groupe s’insurgent contre l’ouverture ce mercredi 16 mai d’un congrès au nom du SLECG par ses rivaux soutenu par Louis M’Bemba Soumah. Aboubacar Soumah qui se vante d’avoir le soutien de la majorité des enseignants entend protester dès lundi pour montrer au Gouvernement sa force et sa légitimité.

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« Nous avons tenu hier une assemblée générale au siège du SLECG, au cours de laquelle il a été décidé par l’ensemble des enseignants présents à ladite assemblée d’engager dès le lundi une grève si le congrès arrivait à se tenir. Comme le congrès s’est tenu maintenant et étant donné ce congrès-là est soutenu par le gouvernement alors pour une épreuve de force, pour savoir qui de nous est sur le terrain, nous engagerons une grève générale illimitée dès le lundi sur toute l’étendue du territoire nationale pour que nous soyons départagés », a annoncé Aboubacar Soumah, alors que face à ce bicéphalisme au sein du SLECG, le gouvernement ne sait plus où donner la tête.

Le litige transporté devant le Tribunal du Travail

Devant l’intransigeance des antagonistes, revendiquant chacun la direction de cette organisation, le Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail, Porte-Parole du Gouvernement a annoncé que l’Inspection Générale du Travail a décidé ce jour le 16 mai 2018 de transmettre le litige devant le Tribunal du Travail par courrier référencé 080/MTEETFP/CAB/IGT.

Aboubacar Soumah accuse le Gouvernement de soutenir ses rivaux pour la création d’une nouvelle branche au sein du SLECG pour saper son autorité voire son élan. « C’est le ministre Albert Damantang Camara qui est derrière tout ça. Parce que son directeur national de l’enseignement technique poste primaire Ousmane Tanou Baldé, c’est lui qui est en train d’animer ce groupe-là. Sinon ces enseignants dissidents-là étaient devenus amorphes. Mais comme Damantang et le gouvernement sont derrières, ils veulent coûte que coûte réanimer le groupe-là pour créer un obstacle devant nous. Alors ils ont tenus à ce que ce congrès-là se tienne. Si non ils ne représentent rien sur le terrain, même les délégués qui sont venus de l’intérieur, ils ont eu à leur proposer 15 millions de francs par représentant », accuse le syndicaliste.

‘’Faux’’, rétorque Damantang Albert Camara qui rappelle que le Ministère en charge du Travail respecte l’indépendance des organisations syndicales et que, conformément à la Loi et à ses attributions, il ne lui appartient ni d’interdire ni d’organiser le congrès d’une organisation syndicale.

A suivre…

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 311 112

 

Créé le Mercredi 16 mai 2018 à 19:47

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