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Guinée : de nouveaux outils pour renforcer la surveillance épidémiologique…

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Santé

CONAKRY-Le ministère guinéen de la Santé dispose désormais des Outils de collecte des données de la surveillance Epidémiologique.  Ce mercredi 9 mai 2018, RTI International (Research Triangle Institute) a organisé une journée de présentation des versions révisées de ces outils dans un réceptif hôtelier de la place. 

Ce projet est l’aboutissement d’un travail de longue haleine mené par l’ensemble des partenaires du ministère de la santé afin de renforcer la surveillance épidémiologique. Il a été financé par le « US Centers for Disease Control and prevention » (CDC), à travers Research Triangle Institute (RTI) International. Cette journée de présentation a réuni plusieurs acteurs du monde sanitaire. 

Pour Dr Diallo Boubacar, Directeur de RTI (recherche triangle institute), la grande spécificité du projet est d’avoir permis l’harmonisation de ces outils à tous les niveaux.

« Il y avait beaucoup de disparités pour les mêmes maladies sur le terrain. La grande particularité est la remontée des informations en temps réel. Quelqu’un qui notifie une maladie au niveau périphérique, il y a un SMS qui se génère pour informer un responsable au niveau central, les actions vont être prises à la minute qui suit (…) L’autre grande innovation est l’incorporation des instructions d’orientation sur le remplissage », a-t-il indiqué.  

L’an dernier, le ministère de la santé à travers l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) a organisé une rencontre qui a réuni les techniciens du niveau central et les partenaires clés de la surveillance épidémiologique et des laboratoires. Elle avait pour objectif de mettre en place un cadre de concertation pour un projet sur la mise à jour des outils de collecte des données de la surveillance épidémiologique et de création d’aide-mémoires pour le personnel clé du système de surveillance. 

« C’est ce travail acharné qui a abouti au résultat que nous avons tous aujourd’hui », s’est réjoui M. Mohamed Lamine Yansané, conseiller principal du ministre de la santé, avant de remercier tous les acteurs et partenaires qui sont impliqués pour arriver à ce résultat. « Mes remerciement vont à nos partenaires de CDC, l’USAID, RTI, l’OMS, qui ont aidé pour arriver à ce résultat d’une importance capitale pour le ministère de la santé », a lancé M. Yansané, annonçant que le ministère de la santé procédera à une dissémination active afin que tous les acteurs qui seront impliqués dans la surveillance puissent être formés. 

Désormais un manuel de procédure sera disponible pour les différents niveaux de la surveillance épidémiologique du niveau communautaire jusqu’au niveau central. Les outils de collecte révisés ou élaborés concernent plusieurs maladies et syndromes. Il s’agit entre autre de la méningite, le charbon bactérien, la brucellose, la morsure d’animale, le syndrome diarrhéique, la rougeole, le tétanos maternel et néonatal, le syndrome ictérique, les syndromes hémorragique virale (Ebola, Fièvre lassa, fièvre de la vallée du rift.  « On aura un document qui contient tous les outils des principales maladies à potentiel épidémique qui existent en Guinée », explique le directeur de l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS).

C’est à partir des données que nous nous rendons compte de la présence de telle ou telle maladie dans nos pays, a observé Dr Sakoba Keita. « Il faut reconnaitre qu’avant Ebola nous avons fourni beaucoup d’efforts, mais notre système a manqué de ressources financières pour mettre en œuvre la plus part de nos initiatives (...) Nous donner un tel instrument dans le post Ebola est extrêmement important. Nous exprimons notre profonde reconnaissance à nos partenaires principalement notre bailleur l’ambassade des Etats-Unis à travers leur institution. Nous remercions tous ceux qui ont participé à l’élaboration de ce document », lance Dr Sakoba Keita, assurant que ses services sont prêts à mettre en œuvre les prochaines étapes avec la détermination.

Dr Lise Martel de CDC a promis qu’ils continueront d’être aux côtés des autorités du pays pour renforcer le système de surveillance de la Guinée. « Le développement de ces outils va permettre de collecter les données de façon concertée à travers le pays pour s’assurer que les données sont fiables et complètes et qu’on peut les utiliser pour prendre les bonnes décisions au niveau du ministère de la santé sur les maladies à potentiel épidémique », a-t-elle expliqué.

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tél. : (00224) 655 311 112 

Créé le Jeudi 10 mai 2018 à 10:32

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