Lutte contre la circulation des armes légères : Grande réunion d’experts à Conakry…

Facebook icon Twitter icon
Sécurité

CONAKRY- Pour atteindre un niveau de paix et de sécurité qui favorise la stabilité et le développement, le contrôle effectif des armes légères et de petits calibres est devenu une préoccupation majeure pour la communauté internationale et ses partenaires au développement. Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre du projet régional CEDEAO-UE sur les armes légères, le PNUD en collaboration avec la ComNat-ALPC /Guinée a lancé ce lundi 07 Mai 2018 la réunion du comité technique des commissions Nationales de lutte contre les armes légères.

Une étude faite par l’ONU révèle que plus de 600millions d’armes légères sont en circulation dans le monde. Et sur 49 conflits majeurs, 47 ont été menés par des armes légères et des petits calibres. L’abondance des armes légères et de petits calibres caractérise les conflits contemporains qui sont de plus en plus menés sans discipline militaire et souvent responsables de graves violations de droits humains. L’Afrique, et principalement la partie sub-saharienne demeure la plus affectée dans le monde par l’impact de l’utilisation des armes légères et de petits calibres. 

Selon le Général Bambo Fofana, président de la commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicites des armes légères et petits calibres (ComNat), pour atteindre un niveau de paix et de sécurité qui favorise la stabilité et le développement, le contrôle effectif des armes légères et de petits calibres est devenu une préoccupation majeure pour la CEDAO et ses partenaires au développement.

‘’ Pour y faire face, en 2015, dans le cadre du 10ème Fonds Européen de Développement, un projet de mise en place du programme pilote de collecte de armes a été lancé’’ a indiqué le président du ComNat. 

De son côté, le Directeur adjoint pays PNUD, Eloi Kouadio IV, a recommandé que cette rencontre soit une occasion donnée aux experts de tirer, après 3 années de mise en place de ce projet, tous les enseignements pertinents.

‘’ Outre cette rétrospective, vous aurez à réexaminer l’avancement des travaux initiés dans le cadre du projet. Il s’avère important de réfléchir profondément sur l’impérieuse nécessité d’intégrer les particularités nationales dans les efforts régionaux. Les armes illicites facilement disponibles, menacent les processus électoraux, zappent l’autorité policière gravement, favorisent la violence sexuelle et le recrutement des enfants soldats. La violence armée fait grimper le coût de la santé publique. Et l’insécurité est la raison pour laquelle certaines entreprises bloquent leurs investissements dans la majeure partie des pays en Afrique’ ’, a dit en substance le Général Bambo Fofana. 

Selon Ohoba Joseph , chef de division armes légères à la CEDEAO,les menaces qui pèsent sur la région et qui freinent les s acquis en matière de développement, doivent être contenues.

« Au niveau continental comme international, nous sommes tous impliqués dans la mise en œuvre de la feuille de route pour faire taire les armes d’ici 2020 (…). Dans la réalisation des objectifs visés par la feuille de route, l’UA a déjà commencé à mettre en œuvre le projet à travers une étude de base et la cartographie des flux élucidant à la région et les Etats membres à travers les commissions nationales », a annoncé Joseph Ohoba.   

Pour le Ministre d’Etat à la Présidence chargé de la Défense Nationale, le problème de l’insécurité liée à la circulation illicite des armes légères et de petits calibres en Afrique de l’ouest, est très souvent tributaire de conflits violents. 

 ‘’ Ces conflits armés peuvent réduire à néant les bienfaits du développement social et économique (…). Les enjeux du développement sont directement liés à la paix et à la sécurité. Sans la paix et la sécurité, il ne peut y avoir de développement durable. La recrudescence de la violence armée entraine des pertes en vies humaines et de mouvements de la population. Le trafic des armes légères et de petits calibres ne fait pas souvent les gros titres mais ces armes tuent chaque jour, exacerbe des conflits et entraine une culture de la violence et de l’impunité. Partout où ces armes ont sévi, elles ont semé la mort et la désolation.  Les efforts de développement, la résolution des conflits et l’application des accords âprement négociés ont été compromis’’ a indiqué le ministre d’Etat chargé de la défense nationale, Dr Mohamed Diané.

Aux dires du ministre de la Defense, devant un tableau aussi sombre, le projet CEDAO-UE sur les armes légères reste plus que jamais d’actualité dans un contexte d’insécurité grandissante. Il vise à débarrasser des communautés des armes illicites tout en promouvant la stabilité et la sécurité. 

 

BAH Boubacar LOUDAH

Pour Africaguinee.com

Tél. : (+224) 655 31 11 13

Créé le Lundi 07 mai 2018 à 18:05

Facebook icon
Twitter icon
Google icon

TAGS