Justice : L’Etat guinéen condamné à une lourde peine…

Facebook icon Twitter icon
Torture en Guinée
Alpha Condé, le Président de la République de Guinée
Alpha Condé, le Président de la République de Guinée

BAMAKO- L’Etat guinéen vient d’être condamné par la Cour de justice de la CEDEAO (communauté Economique de Développement des Etats d’Afrique de l’ouest).

L’Etat guinéen est reconnu coupable dans une affaire concerne la torture et la mort d’un réfugié libérien (Jallah Morris) alors qu’il était sous la garde de la police guinéenne. Les plaignants reprochent aussi à l’État guinéen de n’avoir pas enquêté, poursuivi et puni les auteurs desdites violations.

Dans son verdict prononcé lors d’une audience hors siège tenue à la Cour suprême du Mali, la Cour de la CEDEAO a jugé que l’État de Guinée a violé le droit à la vie et le droit à un procès équitable. Elle a condamné l’État Guinéen à payer à la famille de Jallah Morris une indemnité de 45 000 000 FCFA (quarante-cinq millions de francs CFA – soit environ 84 000 USD) et à poursuivre en justice les responsables de son décès.

Lire aussi-Tortures en Guinée : "le tableau est toujours sombre" selon un nouveau rapport…

L’affaire a été déposée devant la Cour de la CEDEAO en septembre 2016 par l’Institut des Droits de l’Homme et du Développement en Afrique (IHRDA) et son partenaire guinéen Les Mêmes Droits pour Tous (MDT), pour le compte de Bintou Cissé, représentant la famille de la victime.

Jallah Morris, refugié libérien a été torturé et tué en 2011 alors qu’il était sous la garde de la brigade guinéenne, selon une note de l’Institut des Droits de l’Homme et du Développement en Afrique (IHRDA).

Les autorités guinéennes ont aussi admis la possibilité d’homicide, mais n’ont pas ordonné une autopsie sur la dépouille de la victime. Elles n’ont non plus pris de mesures adéquates pour enquêter sur l’incident et poursuivre les agents impliqués, précise l’institut.

Africaguinee.com

 

Créé le Mercredi 25 avril 2018 à 12:25

Facebook icon
Twitter icon
Google icon

TAGS