Tueries à Conakry : Que fait la justice ? (Cheick Sako brandit ses preuves)

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Assassinats de citoyens à Conakry
Cheick Sako, ministre guinéen de la Justice garde des Sceaux
Cheick Sako, ministre guinéen de la Justice garde des Sceaux

CONAKRY-En Guinée, 94 personnes ont été tuées dans des manifestations politiques depuis 2011 à Conakry. La justice guinéenne est-elle restée aveugle face à tous ces crimes ? Que fait-elle pour élucider tous ces cas d’assassinats ? Cheick Sako, le garde des sceaux du pays s’est expliqué dans une lettre qu’il a adressée aux femmes de l’opposition, consultée par Africaguinee.

« Contrairement à certaines allégations, chaque fois qu’il y a eu un mort, ou des blessés graves, le Procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une information judiciaire(…) Il appartient à la famille des victimes et autres ayant droits, de se constituer parties civiles  afin d’être acteurs  (participants) des différentes procédures qui les concernent », note le ministre de la Justice Cheick Sako.

Lire aussi- Conakry : les femmes de l’opposition dans les rues de Kaloum…

Irritées par les nombreux cas d’assassinats à Conakry, jusque-là restés impunis, les femmes de l’opposition ont crié leur colère et ont interpelé le ministre de la Justice dans un mémorandum. Mais Cheick Sako se défend en brandissant certaines preuves que la justice n’est pas restée inerte.

Concernant le TPI de Mafanco, depuis 2011, le tableau comporte 20 affaires jugées dont trois procédures criminelles contre X pour assassinats, et qui sont actuellement pendantes dans les cabinets d’instructions (2ème et 5ème cabinet). Au TPI de Dixinn, environs 70 affaires ont été jugées tandis qu’une quinzaine de procédures criminelles sont actuellement pendantes.

Nous y reviendrons!

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tél. : (00224) 655 311 112

Créé le Lundi 09 avril 2018 à 9:59

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