L'Allemagne veut un centre de rapatriement des migrants

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Immigration

Le ministère de l'Intérieur devrait finaliser une proposition de projet peu après le week-end de Pâques. Depuis 2015, l'Allemagne a accueilli plus d'un million de migrants.

Berlin a pour projet d'ouvrir d'ici la fin de l'année un premier centre fédéral de rapatriement des migrants, un peu sur l'exemple des centres de transit qui existent déjà en Bavière. C'est même une « grande priorité » du nouveau gouvernement , selon le secrétaire d'Etat Stephan Mayer, membre de l'Union chrétienne sociale (CSU), alliée bavaroise de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) d'Angela Merkel.

Les choses devraient aller vite puisque, interrogé par le journal allemand Sueddeutsche Zeitung, il précise que le ministère de l'Intérieur devrait finaliser une proposition de projet peu après le week-end de Pâques.

Pour mettre en place cette nouvelle infrastructure, le gouvernement allemand entend s'appuyer sur celles qui existent déjà. Plusieurs sites sont déjà envisagés.

Deux sites en Bavière, un dans la Hesse

Parmi eux figurent deux centres de transit en Bavière (ceux de Manching et de Bamberg) ainsi qu'un troisième dans la Hesse, où le centre de Giessen peut accueillir 13.000 personnes. Ce nombre pourrait encore être plus important grâce à l'utilisation d'anciens casernements de l'armée américaine.

Selon Stephan Mayer, l'objectif du gouvernement est aussi d'augmenter le nombre des centres d'accueils, car leur nombre (400 actuellement) serait « nettement insuffisant ».

Ces propos esquissent en tout cas la politique que souhaite mener le nouveau ministre de l'Intérieur, Horst Seehofer, qui a toujours été très critique vis-à-vis de la politique d'immigration d'Angela Merkel.

Elections en Bavière

Alors que depuis le début de la crise migratoire en 2015, l'Allemagne a accueilli plus d'un million de migrants, Horst Seehofer a récemment exprimé son souhait de voir augmenter les taux de rapatriement de migrants et de mettre fin à toute activité illégale.

Une ligne dure mise en avant notamment en vue des prochaines élections régionales de Bavière , en octobre, prochain. Le bavarois Horst Seehofer et d'autres dirigeants de la CSU espèrent ainsi de reprendre des voix au parti d'extrême droite « Alternative pour l'Allemagne » (AfD), dont ils craignent une nouvelle progression après les dernières élections législatives.

LesEchos

Créé le Samedi 31 mars 2018 à 20:51

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