Troubles à Conakry : la police dresse un bilan très lourd…

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Violences à Conakry
Boubacar Kassé, contrôleur général de la Police
Boubacar Kassé, contrôleur général de la Police

CONAKRY-Plusieurs personnes ont été grièvement blessées, d’autres interpelées en marge des violentes manifestations sociales à Conakry depuis ce lundi 12 mars 2018, selon la police qui vient de dresser un premier bilan.

Le contrôleur Général de la police Boubacar Kassé que nous avons interrogé ce mardi 13 mars a confié que cinq (5) blessés dont deux cas graves ont été enregistrés dans les rangs des forces de l’ordre.  « Le commandant Alain, commandant de l’une de nos CMIS (compagnie mobile d’intervention et de sécurité) a été blessé au niveau du menton. Le brigadier Jean Bilivogui de la CMIS numéro 1 a perdu un œil suite à des jets de pierres. On cherche à engager une procédure pour son évacuation », a indiqué le porte-parole de la police.

Dans la journée du lundi 12 mars 2018, la grogne populaire contre la fermeture des écoles n’a pas faibli à Kaloum, le centre administratif et des affaires de la capitale Conakry. Les forces de l’ordre massivement déployés sur le terrain ont peiné à contenir la colère des manifestants.

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Toutes les rues et les grandes avenues du centre-ville ont été barricadées par des jeunes, des femmes et même des petits enfants qui scandaient des slogans hostiles au Président Alpha Condé. Des manifestants s’en sont pris aux posters du Chef de l’Etat, ainsi qu’à d’autres effigies et banderoles du parti au Pouvoir. Mais le clame est revenu ce mardi.

« Le calme est revenu à Kaloum où jusqu’à 04heures du matin hier sur le boulevard Tely Diallo, à chaque fois qu’on enlevait les barricades, ils les remettaient ensuite mettre du feu. Mais aujourd’hui le calme est revenu. A Matam aussi le calme y est », rapporte ce haut responsable de la police.

Les troubles n’ont pas affecté que le centre-ville. La police et la gendarmerie déployées en grand nombre débordées, observaient quelquefois impuissants les scènes. Toutes les communes de la capitale ont connu des manifestations au cours desquelles il y a eu de nombreux  blessés ainsi que des dégâts matériels importants.

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« Il y a eu un accident de moto au cours duquel, cinq personnes ont été blessées. Une boutique de vente d’appareils électroniques a été vandalisée à Matam. Le véhicule de reportage d’Evasion a été incendié, le siège de la radio espace attaqué », dresse le contrôleur général de la police, précisant que leurs équipes déployées sur le terrain ont pu sécuriser beaucoup de boutiques qui étaient sous menaces de vandalisme à Matoto.

« Toute la nuit d’hier nos équipes ont travaillé jusqu’à 04heures du matin. Ce matin les velléités ont repris très tôt. A certains endroits c’est depuis 03 heures du matin. Au niveau du rond-point de Matoto en allant vers CBK, il y a eu des barricades. Nous avons interpelé quatre jeunes. Nous avons donné des instructions pour qu’ils soient déférés. Hier on a interpelé quatre individus qui ont été aussi déférés. A Sangoyah aussi, les barricades ont commencé à 04heures du matin. A 7heures c’est à Mafanco dans Matam. Les mêmes cas ont été signalés à Lambanyi ainsi qu’à Kissoso. Ça ne va pas du tout jusqu’à la Cimenterie (…) aujourd’hui, c’est surtout à Lambanyi où il y a des échauffourées », expliqué M. Boubacar Kassé.  

Affaire à suivre…

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel : (000224) 655 311 112

 

Créé le Mercredi 14 mars 2018 à 11:21

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