Des Kaloumkas "corrompus" par des proches d'Alpha Condé? Baydi Aribot précise…

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Crises en Guinée
Baidy Aribot
Baidy Aribot

CONKARY- Les populations de Kaloum ont-elles été corrompues par des proches du Président Alpha Condé après la chaude journée du lundi 12mars 2018 ? Alors que la polémique enfle à Conakry, l’ex député uninominal de Kaloum, Baydi Aribot vient de briser le silence. Le 2ème Vice-Gouverneur de la Banque centrale que nous avons interrogé a indiqué qu’il y a un « paradoxe » dans cette affaire.  

« Dire aux gens de ne pas faire de la violence, de ne pas brûler des pneus ou de ne pas être manipulés à des fins politiques, est-ce que c’est de la corruption ça ? Je ne comprends pas les gens par rapport aux propos qu’ils tiennent ? Qu’est-ce qu’ils appellent corruption ? (…)  D’un côté on ne veut pas de désordre, de l’autre ceux qui viennent sensibiliser les jeunes pour qu’ils se calment, afin qu’il y ait la paix dans la cité, on les traite de faire de la corruption. Il y a un paradoxe », indique Baydi Aribot qui s’est confié à un journaliste d’Africaguinee.com cet après-midi.

Kaloum, le centre administratif et des affaires de la capitale a connu de violentes manifestations ce lundi 12 mars 2018. Selon M. Aribot, cette situation est due au mécontentement lié au problème scolaire suite à la grève des syndicats. 

« Tout le monde se sent concerné. Mais ce qui est dommage dans cette affaire syndicale, c’est le lien entre la grève et désordre que les gens veulent installer pour une raison ou pour une autre. Ce n’est pas bon pour la sérénité des négociations qui se poursuivent entre le syndicat et le Gouvernement », regrette-il.

S’il y a des gens qui veulent cette pagaille perpétuelle dans le pays, qu’ils sortent de l’ombre, lance le 2ème Vice-Gouverneur de la Banque centrale.

« Il ne faut pas qu’ils se cachent derrière des propos pour dénigrer. Il y a des gens qui n’ont pas intérêt que cette crise se termine. Les businessmans de la crise  sont là. Nous sommes des républicains. On souhaite que notre pays soit calme », précise-t-il.

Lire aussi : http://www.africaguinee.com/articles/2018/03/12/attention-ca-chauffe-kaloum-des-images-inedites-du-centre-ville-de-conakry

La grève est un droit inscrit dans la constitution, observe-t-il, soulignant que c’est tout à fait normal qu’il y ait des crises de ce genre dans un pays démocratique. Toutefois, déclare Baydi Aribot, il faut sortir de la psychose de l’instabilité surtout lorsque le Gouvernement fait des efforts dans le cadre macroéconomique.

« Il faut éviter les casses, les violences qui peuvent aboutir à des débordements (…) Aujourd’hui, c’est le temps de Alpha, hier c’était Conté, demain quelqu’un d’autre sera là. Ça peut faire une jurisprudence politique. Il faut que les gens se ressaisissent. Il suffit d’un rien pour qu’un pays bascule. Surtout qu’il y a beaucoup de frustrations. Il faut éviter cela. Moi je lance un appel au calme. Je demande aux populations de se ressaisir », formule l’ex parlementaire, avant d’indiquer qu’une solution rapide sera trouvée pour permettre aux enfants de reprendre le chemin de l’école.

« Personne n’a intérêt à ce que les enfants restent à la maison, personne n’a intérêt qu’on aille vers une année blanche (…). Le syndicat et le Gouvernement sont en train de parler pour trouver un compromis favorable à la reprise des cours », annonce-t-il s’interrogeant sur l’attitude de certains, qui, dit-il, souhaitent que des gens sortent casser, brûler les pneus sur les voies publiques sans autorisation.

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tél. : (00224) 655 311 112

Créé le Mardi 13 mars 2018 à 19:57

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