Conakry : L’autonomisation des femmes au cœur d’un dîner gala…

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Fête internationale des femmes

CONAKRY-A l'occasion de la journée internationale dédiée aux droits des femmes, un dîner gala a été organisé jeudi soir par madame Hawa Bah Kaba entrepreneure, dans un réceptif hôtelier de la place. L'événement a mobilisé plusieurs grandes personnalités du pays pour parler des difficultés des femmes africaines et proposer des pistes de solutions pour leur autonomisation.

L'organisatrice de cet événement est partie d’un constat selon lequel, en Afrique, la femme joue un rôle non négligeable au sein de la famille et au sein de la société. Dans les zones rurales par exemple, la femme est une opératrice incontournable pour la lutte contre la pauvreté. Mais en dépit de cette place centrale qu'elles occupent, les femmes africaines demeurent les principales victimes de la pauvreté car dans la grande majorité, les activités génératrices de revenu des femmes se situent dans des secteurs non structurés, a constaté AwabaKaba.

Pour corriger ce paradigme, elle a proposé des pistes de solutions. « Nous devons assurer l'indépendance économique et financière des femmes si nous voulons libérer les forces créatrices des richesses en Afrique. L'une des alternatives le plus crédibles et plus efficace constitue la création d'entreprise par les jeunes filles et dames aussi bien dans les milieux rurales que dans les zones urbaines. L'amélioration du système éducatif et l'accès des filles à l'école tout au long de la vie sont les défis que nous devons relevés »,  a-t-elle proposé.

Présente à ce dîner gala, Hadja Saran Daraba Kaba a aussi invité les femmes à la formation. Pour elle, le monde est en train de changer et donc la formation est importante. « Nous sommes dans un monde qui change, il faut que les femmes acceptent de s'y adapter »,  a-t-elle interpelé avant de livrer une confidence plutôt singulière.

« Il y a exactement 22 ans, un de mes fils m'a dit maman si tu veux être parmi les femmes intellectuelles, il faut que tu apprennent l'anglais et l'informatique, sinon tu seras considérée comme illettrée. Et croyez-moi je ne l'ai pas écouté. Mais quand j'ai quitté le gouvernement, j'ai été recruté un mois après par les nations-unies. J'arrive à Addis-Abeba on me met dans une salle où il y avait un ordinateur, une machine à broyer les papiers et une machine à faire le café. Quelle honte ! Je ne savais manipuler aucune de ces machines. Et croyez-moi il m'a fallu 380 dollars pour apprendre 3 logiciels. Après j'ai fait un émail à mon fils qui m'avait fait la remarque. Sa réponse a été bravo maman, tu as égalisé à la 90 ème  minute de jeu. Juste pour vous dire que c'est important de se former et de s’adapter aux réalités du monde. Et depuis lors je n'arrête pas de me former », a-t-elle confié.

 

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le Samedi 10 mars 2018 à 10:22

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