Grève en Guinée : l’étrange « solution » proposée par le parti de Lansana Kouyaté…

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Politique
François Bourouno, le porte-parole du PEDN et d'autres membres du parti à Conakry
François Bourouno, le porte-parole du PEDN et d'autres membres du parti à Conakry

CONAKRY- Face à l’enlisement de la crise qui secoue le secteur de l’éducation, le parti dirigé par l’ancien premier ministre Lansana Kouyaté vient de faire des propositions de sortie de crise.

Lors d’une conférence de presse animée ce mercredi 7 Mars, le porte-parole du parti de l’espoir pour le développement national (PEDN)  a indiqué que si le gouvernement se plaint de manque de moyens pour satisfaire les revendications des syndicalistes, la présidence de la République doit renoncer à une partie de son budget au profit de l’éducation.

 « Pour les 40%, le président de la République a dit que cette année il va réduire ses voyages. Ça veut dire qu’il fera des économies. Alors, qu’il accepte dès maintenant parce que les 40% font environ 50 milliards par mois et 600 milliards l’année. Comme le Président a 399 milliards comme budget il n’a qu’à mettre 100 milliards au trésor public qu’on fasse la règle de l’affectation de ligne de crédit sur le budget de l’éducation, il restera 500 milliards à chercher » a proposé Faya François Bourouno porte-parole du PEDN.

Il y a assez de chevauchement au niveau des dépenses communes, observe-t-il, précisant qu’il y a des dépenses prévues plusieurs fois alors que c’est une même dépense. Or, selon lui, la Guinée n’a pas encore besoin d’enregistrer un tel chevauchement en dépense commune.

« C’est une rubrique sur laquelle on peut faire une ponction de 200 milliards sans aucune incidence sur l’équilibre budgétaire. Ce n’est pas une nouvelle dépense qu’on crée mais une simple affectation que nous faisons d’un titre donné vers un autre, d’un bénéficiaire A  pour un bénéficiaire B. Donc le budget ne change pas, ça nous fera la moitié des 600 milliard demandés par les enseignants. Si on regarde les crédits accordés à chaque ministère, le budget en bien et services, on constate qu’il est plus élevé que même les dépenses d’investissements. Ce qui n’est pas normal dans un pays qui va vers l’émergence. C’est l’investissement qui crée la valeur ajoutée », a fait remarquer le responsable de communication du PEDN.

 

Alpha Ousmane Bah 

Pour Africaguinée.com

Créé le Jeudi 08 mars 2018 à 9:44

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