Enquête « russe » : Trump veut rendre public un rapport qui met en cause le travail du FBI

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Les démocrates dénoncent une opération visant à discréditer l’enquête qui embarrasse le président des Etats-Unis, quitte à fragiliser le ministère de la justice.

Depuis plusieurs semaines, Washington assiste médusé à une sourde bataille menée par le président Trump et des élus républicains pour mettre en cause l’indépendance du FBI. La Maison Blanche a fait savoir, jeudi 1er février, que Donald Trump pourrait donner son feu vert à la publication d’un rapport controversé. Ce document met en cause le travail de la police fédérale (FBI) dans l’enquête consacrée aux interférences russes qui, selon le renseignement américain, ont visé la campagne présidentielle de 2016. Défendu par le camp républicain au nom de la « transparence », ce rapport est vivement dénoncé par les démocrates comme une opération visant à jeter à tout prix le discrédit sur l’enquête qui embarrasse le président des Etats-Unis, quitte à fragiliser le ministère de la justice.

Depuis plus d’un mois, les médias conservateurs réclament la publication du bref rapport de quatre pages du président, également républicain, de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, Devin Nunes. Selon les fuites publiées dans la presse, ce dernier accuse notamment le FBI d’avoir fait placer sous écoute un lobbyiste prorusse, Carter Page, brièvement membre de l’équipe de campagne de Donald Trump, sur la base d’un document contesté : le dossier concocté par un ancien agent britannique, Christopher Steele, consacré aux relations présentées comme problématiques entre le magnat de l’immobilier et la Russie.

Théorie du complot ourdi par un « Etat profond »
Ce dernier document avait été commandé initialement à une officine privée américaine par une faction républicaine hostile à Donald Trump, remplacée après sa victoire aux primaires par un groupe proche du Parti démocrate. Le recours à ce document pour obtenir les autorisations administratives nécessaires, sans que soit précisée sa nature, serait, aux yeux de Devin Nunes, la preuve d’une intention de nuire au président et d’une politisation de la police fédérale.

Monde.fr

Créé le Samedi 03 Février 2018 à 8:05

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