Exécutions de 1971 en Guinée : Où se trouvent les charniers ?

Pendaison de 1971
Deux pendus au pont de Tombo le 25 janvier 1971
Deux pendus au pont de Tombo le 25 janvier 1971

CONAKRY-Il y a 47 ans, près de 90 citoyens guinéens étaient pendus un peu partout sur le territoire national, sous le régime de Sékou Touré. Les rescapés, parents des victimes ont commémoré ce jeudi 25 janvier 2018, ce triste anniversaire à travers une marche pacifique. Munis de pancartes et de banderoles, ils scandaient « plus jamais ça ! » ou encore « A bas la dictature », « à bas le camp Boiro ». 47 ans après la nuit funeste, les parents des victimes réclament justice et demande à l’Etat de leur restituer les charniers.

« C’est le jour le plus tragique de l’histoire répressive des crimes d’Etat commis en Guinée. Environs 90 personnes furent pendus sur toute l’étendue du territoire national (…) Depuis 47 ans, nous nous battons pour que la justice, la réhabilitation, la garantie de non répétition soient obtenue dans notre pays », a crié Lamine Camara porte-parole des victimes qui réclament l’érection d’une stèle sous le pont de Tombo à la mémoire des victimes.

Sous le pont de Tombo, (actuel pont 8 novembre, ndlr), quatre hauts fonctionnaires guinéens ont été nuitamment et lâchement pendus  le 25 janvier par Sékou Touré et son régime sanguinaire, explique M. Camara. Ces suppliciés furent, a-t-il cité : Barry Ibrahima dit Barry III, leader du mouvement socialiste africain pro indépendant secrétaire d’Etat, Baldé Ousmane, ministre des Finances, Gouverneur de la Banque Centrale cosignataire du franc guinéen en 1960 à la création de la monnaie guinéenne, Magassouba Moriba, ministre de l’Education, maire de Kankan et Keita Karado commissaire de police.

Aminata Barry, fille de Barry Dianwadou disparu en 1969 réclame les charniers pour permettre aux victimes de faire leur deuil. « En 1971, le régime sanguinaire du PDG de Sékou Touré avait pendu près de 90 personnes sur toute l’étendue du territoire. Sous ce pont, quatre éminentes personnalités ont été pendus le 25 janvier. Nous commémorons cette journée. Nous demandons à l’Etat de nous restituer les charniers, que l’on installe des stèles et qu’on mette en place une commission vérité justice, réparation et réconciliation », a lancé la fille de Barry Dianwadou.

Affaire à suivre…

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

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Créé le Jeudi 25 janvier 2018 à 17:33