Kidnapping d’El hadj Abdourahmane Diallo : le porte-parole de la police fait le point… (Interview)

Facebook icon Twitter icon
Interview
Commissaire Aboubacar Kasse, porte-parole de la police nationale
Commissaire Aboubacar Kasse, porte-parole de la police nationale

CONAKRY- Que font les services de police pour traquer les ravisseurs d’El hadj Abdourahmane Diallo ? Plus d’un mois après le kidnapping de cet opérateur économique à Conakry, la police continue ses enquêtes. Le Commissaire Aboubacar Kasse, le porte-parole de la police nationale, revient ici sur cette affaire qui défraye la chronique à Conakry.

AFRICAGUINEE.COM : Quel est le bilan définitif des accidents de circulation pendant les fêtes de fin d’année ?

COMMISSAIRE ABOUBACAR KASSE : A Conakry nous avons enregistré sept cas d'accidents dont deux mortels. Le cas de mort s'est produit le 31 décembre à 13h à la rentrée du TPI de Dixinn où il y a eu une collision entre deux motos, et les deux ont trouvé la mort. Il s'agit d’un nommé Alpha Madiou Bah et le margis-chef de la gendarmerie Amadou Baldé. Donc les deux ont succombé à cette collision. En dehors de cela, nous avons eu six autres cas d'accident. Mais je m'appesantis sur un cas d'accident grave qui a eu lieu au rond-point de Gbessia où un camion a percuté une moto et le propriétaire de la moto du nom d’Abdoulaye Diallo ingénieur de son état, a eu sa jambe droite broyée. Tout le reste c'est des accidents entre motos et véhicules contre motos. C'est comme le cas à Kakimbo où une Prado a eu à faucher une moto, la victime Abdourahmane Sylla a été admise à l'hôpital. Aussi à Kipé, il y a eu un accident de voiture contre moto. La victime Mohamed Camara est un vigile. A Dixinn aux environs de 4h du matin il y’ a eu collision entre une Rav4 et une moto, la victime qui est le propriétaire de la moto a été admise à l'hôpital.

A Matam aussi, il y a eu un cas d'accident à 4h du matin au niveau du carrefour Bonfi, une voiture a fauché le capitaine de police Lamine Dabo qui est le capitaine de peloton du commissariat urbain de Bonfi. Nous avons procédé encore à des arrestations des individus pour des cas de bagarres, de vols, ou en état d'ébriété manifeste qui perturbaient la quiétude dans la cité. Nous avons eu à des endroits aussi à interpeller des individus qui étaient à bord des véhicules dans un état très douteux qu'on a eu à garder jusqu'au matin.

Depuis plus d’un mois la police court derrière les ravisseurs d’El hadj Abdourahmane Diallo. Où en êtes-vous dans les enquêtes ?

Nous sommes sur les enquêtes. Nos équipes font les recherches. Quand nous allons aboutir à un résultat que nous souhaitons positif, nous vous informerons de tout ce que la police a eu à faire. Ce ne pas le lieu et le moment de parler de tout ce que la police est en train de faire parce que ça y va de la sécurité du vieux. Et nous souhaitons ardemment faire en sorte qu'il retrouve sa famille en bonne santé.

Nous avons appris que les ravisseurs ont coupé tout contact depuis la visite du chef de l'Etat dans la famille. Qu'est-ce que vous en savez ? 

Je suis désolé, on a dit qu’on ne parlera de rien pour ce qui est de ces enquêtes. Le Président de la République est monté au créneau pour rassurer les uns et les autres, pour rassurer la population que tout sera mis en œuvre pour le retrouver.

 

Le kidnapping est un phénomène nouveau en Guinée. Qu'est-ce que la police fait pour l'enrayer ?

 

Je suis désolé je n'en parlerai pas. A un moment opportun on fera un point de presse où nous allons parler de tout ce que la police est en train de faire par rapport à ce phénomène d'insécurité. Ça sera moi ou Monsieur le ministre de la justice.

Le Président Alpha Condé a promis de renforcer les moyens des services de sécurité pour lutter contre le grand banditisme. Quels sont vos besoins urgents ?

Ce n'est pas dans les ondes qu'on va parler des besoins. D'une façon, on a besoin suffisamment de moyens. Tout ce qui contribue vraiment à renforcer nos capacités opérationnelles nous tendons la main. Mais ce n'est pas aussi seulement le besoin matériel, il y a la formation des agents, il y a la formation même des cadres. Heureusement aujourd'hui on a deux écoles qui sont fonctionnelles où tous les agents, tous les fonctionnaires vont passer pour que nous puissions quand même renforcer leur capacité opérationnelle sur le terrain.

Merci commissaire. 

Merci beaucoup. 

 

Entretien réalisé par Oumar Bady Diallo 

Pour Africaguinee.com

Créé le Mercredi 03 janvier 2018 à 12:08

Facebook icon
Twitter icon
Google icon

Nous vous proposons aussi

TAGS