Insécurité : de graves accusations contre la brigade anti criminalité basée à Mamou…

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Insécurité

MAMOU-Déployée à Mamou pour lutter contre l'insécurité dans la région, la brigade anti criminalité communément appelé (BAC 16) est au coeur d’une affaire assez sordide. Cette unité est accusée par de nombreux citoyens de la ville Carrefour d’exactions: bastonnade, vol d’argent et de téléphones portables.

Dans les quartiers, au marché, dans les lieux récréatifs ou dans les cafés, le sujet qui alimente les débats est le comportement de la Bac 16 à Mamou. Dans la nuit du mardi 19 décembre 2017, le pire a été évité de justesse. Aux environs de 22 heures, des éléments de cette unité ont fait une descente musclée au quartier Poudrière dans le secteur communément appelé Boston pour mettre aux arrêts des vendeurs et consommateurs de drogue. Au cours de l'opération, certains citoyens ont été dépossédés de leurs biens: téléphones et argents. Une action qui a provoqué un soulèvement nocturne des citoyens du quartier qui sont allés investir la residence du préfet.

Madame Mariama Sow, l’une des victims explique: “J'étais de passage avec un enfant quand les agents ont pris le petit. Je leur ai demandé de le relaxer parce qu'il ne fait pas partie de ceux qu'ils cherchaient. Directement, ils ont retiré le téléphone avec mon jeune frère puis mes 200.000 GNF. J'ai voulu revendique, après ils ont tiré en l'air et ils sont partis. Nous aussi on s'est mobilisé et nous nous sommes rendus chez le préfet pour l'alerter. On souffre à la poudrière avec les agents la BAC 16. Mon téléphone et mon argent je veux ça aussi”,, s’est lamentée cette victime.

Joint au téléphone, le commandant de la BAC 16 de Mamou n’a pas nié les faits. Il a tout de même indiqué qu'il n'était pas dans le groupe qui était en patrouille ce jour.

“C’est par téléphone que j’ai été informé moi aussi. C'est des citoyens qui alertent les services de sécurité pour dénoncer les jeunes fumeurs en petits groupes. Donc, nos agents descendent sur le terrain pour appréhender les auteurs. C'est deux jeunes qu'ils ont amenés ici. Mais j'avais reçu des appels et ils ont été libérés. Parlant de vol d'argent ou de téléphones, c'est vous qui m'informer”, a-t-il laissé entendre.

Son adjoint, le Commandant Mathieu dit avoir regroupé tous les agents pour leur prodiguer des conseils.

“J'ai regroupé tout le monde pour une fois encore les alerter de ce qui se raconte sur nous. On est là pour défendre et non pour abuser sur les gens”, a-t-il coupé court.

Interrogé, M. Mory Diallo, préfet de Mamou n'a pas accepté de s'exprimer autour du sujet. Pour lui, ce sont les responsables de la sécurité et de la défense qui doivent se prononcer sur ce sujet.

“Moi c'est ma première nouvelle. Je n'avais même pas appris qu'il y'a eu attroupement devant ma porte. Est-ce que vous m'aviez vu là-bas? Je n'étais pas là-bas. Quand les choses atteignent une dimension sécuritaire, c’est les services de sécurité qui gèrent ça. Je ne suis pas informé. Je vous encourage de partir interroger les responsables des services de sécurité et de defense”, nous a-t-il répondu alors que la foule a investi sa residence la nuit même de cette descente musclée de la BAC16 au quartier Poudrière.

Affaire à suivre…

 

Habib Samake

Correspondant régional

D'Africaguinee.com

À Mamou

Tél.: (00224) 623 093 998

Créé le Jeudi 21 décembre 2017 à 13:54

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