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Fermeture des radios privées en Guinée: des citoyens s’expriment…

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CONAKRY-La campagne de fermeture des radios privées entamée par l’Etat depuis le 11 décembre pour le non-paiement des redevances suscite des réactions à Conakry.

L’autorité de régulation des postes et télécommunication ARPT a fermé plusieurs radios privées qui ne seraient en règles vis-à-vis de la loi. Certains citoyens interrogés par Africqguinee.com trouvent cette vaste campagne de fermeture des medias privés antidémocratique.

Aly BANGOURA, étudiant estime que cette décision est désolant.  « C’est une désolation pour notre pays et pour la liberté d’expression. Mais moi je déplore que la HAC attende jusqu’à ce que le Président de la République parle, pour dire maintenant qu’ils sont en train de fermer les radios privées pour non-paiement des redevances. Je pense que si les radios doivent à l’Etat, il ne faut attendre que le Président de la République menace de fermer les radios privées et qu’ils commencent à agir. Mais il rappeler que nous devons apprendre à respecter la loi », lance cet étudiant en communication.

Drissa Condé Enseignant-chercheur trouve regrettable la fermeture des radios par l’ARPT.  « Il s’agit d’un acte antidémocratique dans la mesure où la liberté d’expression est consacrée par nos lois et par notre Constitution. Même si cette liberté est aussi circonscrite par la loi. D’où la responsabilité des journalistes dans l’exercice de leur métier qu’ils respectent la loi. Je trouve regrettable que les radios privées de notre pays soient fermées. Ce sont des outils essentiels qui permettent à la population d’exprimer leur opinion et d’être informées sur la gestion du pays », déplore cet universitaire.

Mohamed Mounir CAMARA abonde dans le même sens expliquant qu’il n’y a pas de démocratie sans liberté d’expression. « Les radios privées sont des conditions de la démocratie,  sans les radios privées, il n'y a pas de démocratie, sans la liberté d'expression il n'y a pas de démocratie. Ça m'étonne qu'un Président démocratiquement élu s'évertue à donner l'autorisation à quelque organisme que ça soit  de fermer les radios (…) S’il y a un problème entre les radios privées et la réglementation  en vigueur, il y a des modalités, il y a des façons de faire. La Guinée est qui est déjà minée  par des remous sociaux, ne doit pas encore  souffrir du  non-respect de la liberté d'expression », soutient ce sociologue, avant de s’interroger sur ce que l’Etat a fait pour faciliter le paiement des redevances.

« Il  y a combien d'années que certaines radios ne paye rien ? Qu'est-ce que l'Etat a fait pour que ces radios obtempèrent ? », s’est interrogé M Camara, concluant que si les radios sont fermées, c’est parce que le torchon brûle entre le Président Alpha Condé est les medias.

 

Oumar Bady DIALLO

Pour Africaguinee.com

Créé le Jeudi 14 décembre 2017 à 14:41

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