Assassinat de Junior Yoboué à Conakry : les attentes de la communauté ivoirienne…

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Manifestations à Conakry

CONAKRY- Junior Yoboué, jeune étudiant en médecine de nationalité ivoirienne a été tué par balle ce mercredi 6 décembre 2017 à Hamdallaye, un quartier chaud de Conakry. Agé seulement de 23 ans, ce jeune célibataire a été atteint au niveau du crane par une balle alors qu’il se trouvait dans sa chambre. La communauté ivoirienne à Conakry qui n’a pas encore fini de pleurer un de leur compatriote tué dans un accident la semaine dernière, se retrouve orpheline de Junior Yoboué. Elle souhaite que les autorités guinéennes dirigent l’enquête jusqu’à terme afin de retrouver l’assassin de leur compatriote.

« C’est un drame qui est arrivé à la communauté ivoirienne. Cet étudiant faisait la 6è année de médecine », confie à Africaguinee Adrian Kouamé, le président de la communauté ivoirienne en Guinée.

M. Kouamé explique qu’après le drame la gendarmerie (l’escadron numéro  2 de Hamdallaye, ndlr) a été saisie. Une unité a été dépêchée sur les lieux du crime pour faire les premiers constats. Junior Yoboué habitait avec quatre de ses amis à Hamdallaye Tour Eifel communément appelé Gnaari-Wada. Leur lieu d’habitation fait face à la route le Prince.

Selon Adrian Kouamé qui cite des témoins, il y a eu des tirs aux environs de 9heures sur la grande route de Hamdallaye. La balle a transpercé la vitre de la fenêtre avant de se loger dans le crane du jeune Junior, alors qu’il se trouvait dans sa chambre. Ses camarades qui logeaient avec lui l’ont aussitôt transporté d’urgence à l’hôpital Sino-guinéen,  c’est là-bas qu’il a succombé.

La communauté ivoirienne encore sous le choc demande l’aboutissement de l’enquête ouverte par la gendarmerie. « Nous en tant que communauté, avec l’autorité de l’ambassade, on se remet aux enquêtes. On va se mettre à la disposition de la gendarmerie (…). On souhaite que cette enquête aboutisse, qu’on puisse identifier ceux qui ont perpétré ce tir. On veut vraiment que l’enquête aboutisse et que l’assassin soit retrouvé. Et on fait confiance aux enquêteurs, aux autorités du pays pour ça », lance le président de la communauté ivoirienne en Guinée.

Ce mercredi 6 décembre 2017, ils étaient nombreux ces ivoiriens  à la morgue où Junior a été admis. Des consignes leur ont été données de rester calme de ne pas penser à faire des représailles. « On va suivre l’enquête. Ce n’est pas à nous de faire justice. Puisque les autorités compétentes ont été saisies, la gendarmerie, on attend les conclusions », indique Adrian Kouamé.

A suivre…

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tél. : (00224) 655 311 112 

Créé le Jeudi 07 décembre 2017 à 10:08

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