Témoignage choc de Salimatou : ‘’le soir du mariage mon mari m’a demandé de coucher avec lui…’’

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LELOUMA- C’est un témoignage glaçant que Salimatou Diallo vient de faire. Cette jeune dame qui été placée sous contrôle judicaire explique la mésaventure dans son premier ménage qui n’a été que de courte durée. Une union qui l’a menée en prison. Notre correspondant régional de Labé l’a rencontré à Lélouma. Son récit est hors du commun. Lisez…

« Je suis Salimatou Diallo,  j'ai 25 ans. Je me suis mariée le 23 octobre 2017 à Lelouma avec un homme de Diountou Lélouma  du nom de Boubacar  Diallo dit Gambien. Après notre mariage, la soirée même du mariage il a demandé à coucher avec moi, j’étais cette nuit chez sa sœur, je lui avais demandé d’attendre jusqu’à ce qu’on soit chez lui. Quelques jours après on s’est retrouvé ensemble, je lui ai dit la vérité en ces termes : "Vous êtes mon mari, je vous dois respect et obéissance, mais je souhaite une seule chose, c’est de faire le test de dépistage avec moi, pas vous seuls, nous allons à deux chacun va faire pour nous rassurer que nous sommes bien portants". Il m’a dit qu’il ne fera pas. Je lui ai dit je ferai tout pour lui sauf coucher avec lui avant le test de dépistage.

Un jour même il a voulu me frapper pour m’amener à coucher avec lui, je lui ai dit que je n’ai pas peur. Entre temps il a commencé à appeler mes parents, mes frères qui sont à l’étranger, en leur disant ouvertement que je refuse de coucher avec lui. Un frère m’a appelé pour ça, je lui ai dit on ne pouvait pas parler de ça entre frère et sœur, mais comme il m’a demandé, j’ai expliqué. Le frère l'a rappelé pour exiger à son tour le test. Mon ex-mari a dit qu’il n’a jamais parlé de test avec moi. Il a dit qu’il fait souvent des tests. J’ai répondu on peut faire un test négatif aujourd’hui, et demain un autre test s’avère positif. Donc il faut qu’on aille faire à deux. Entre temps ma mère est tombée malade, je suis allée la rendre visite, il continuait à me mettre la pression, il est allé même jusqu’à me demander si j’avais exigé à mes copains un test de dépistage avant de sortir avec eux.

Un jour il a dit ouvertement à ma sœur que nous sommes toutes des menteuses et qu'une affaire de lune de miel a fait le tour de la contrée.

Comme j’ai continué à marquer mon refus, il a demandé le divorce entre nous. Ma famille était d’accord avec moi que le test soit fait, le monsieur a refusé. Il n’a pas obtenu ce qu’il voulait qui est juste de coucher avec moi sans test. Il a fini par abandonner, il a demandé à être remboursé de tout ce qu'il a eu à engager comme dépense lors de notre mariage, nous avons remboursé y compris les habits dans la valise. J’ai envoyé un taxi moto vers lui pour déposer tout, il a pris ce qui l’intéressait avant de demander au conducteur de la moto de ramener le reste. Quand ce dernier est arrivé avec certaines affaires, il m’a fait le compte-rendu, je lui ai dit il fallait laisser tout là-bas.

J'étais finalement dans ma famille. Un jour, des gendarmes sont venus chez moi pour me présenter une convocation. Je suis allée me présenter, le commandant m’a fait savoir que j’avais tort et que je devais présenter  des excuses à mon ex-mari avec l’argument que notre union n’a pas duré parce que à cause de moi, tout le monde a eu des doutes sur son état de santé.

A la gendarmerie le monsieur est venu avec un papier qui fait croire qu’il n’a aucun problème de maladies sexuellement transmissibles. Je crois que c'était un papier signé le 27 novembre 2017. J’ai dis sur place pourquoi il a fait son test à la dernière minute alors qu’on était marié légalement ; il fallait le faire au moment où j’ai demandé. Lui et les gendarmes ont exigé à ce que je présente des excuses et que je prouve au  monde entier qu’il n’est pas malade de sida. J’ai dis je ne peux le prouver surtout que le test n’est pas fait en ma présence, nous connaissons des médecins qui délivrent des faux documents de ce genre dans le pays. D’ailleurs qu’on me laisse en dehors de ça surtout que le divorce est consommé. J’ai marqué un refus catégorique de présenter des excuses. Ils ont continué à me garder là-bas jusqu’en début de soirée, comme je n’ai pas présenté des excuses, ils m’ont déférée à la prison civile le même jour et j’ai été enfermée directement.

Un gendarme a dit devant les gardes pénitentiaires que je ne mérite pas d’être emprisonnée. A son tour le gendarme qui a voulu défendre ma cause a été arrêté par la suite et envoyé à Labé devant sa hiérarchie. Certains ont même dit que le gendarme me fait la cour et que c'est poru cette raison il a voulu me défendre.

 

Témoignage recueilli par Alpha Ousmane Bah

Correspondant régional d'Africaguinee.com

A Labé

Tél. : (00224) 620 93 45 45

Créé le Jeudi 30 novembre 2017 à 20:40

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