Cheick Sako : « On ne va jamais arrêter un journaliste comme ça… »

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Justice
Maître Cheick Sako, Ministre d'Etat chargé de la justice
Maître Cheick Sako, Ministre d'Etat chargé de la justice

CONAKRY-Le Ministre de la Justice garde des sceaux vient de briser le silence sur les démêlés judiciaires auxquels font face aujourd’hui plusieurs journalistes guinéens. Si Cheick Sako assure qu’aucun journaliste ne sera arrêté injustement dans l’exercice de son métier, il avertit cependant que les Hommes de medias sont aussi tenus de respecter la Loi.

« Chacun doit respecter la loi et la procédure dans ce pays. Là je serai implacable là-dessus. Que ce soit les hommes en tenue, que ce soit aussi vous les journalistes, vous êtes tenus de respecter la Loi. Il y a une loi spécifique sur vous, il m’appartient d’alerter et dire attention la loi sur la presse est fondamentale dans notre pays. On ne va jamais arrêter un journaliste comme ça, cela est exclu mais la loi sur la presse impose aux journalistes de respecter un certain nombre de choses », a déclaré ce mercredi 15 novembre le ministre de la Justice, alors que le directeur général d’Espace Tv a été convoqué ce mardi 14 novembre 2017 au PM3 pour être entendu. Une convocation qui a été annulée pour vice de forme avant d’être reprise.

« Dans le cadre du Journaliste Moussa Moise Sylla, la convocation a été ipso-facto annulée puisqu’elle n’obéissait à un certain nombre de règles. Il a été convoqué de nouveau », précise le garde des sceaux.

Cheick Sako avoue qu’aujourd’hui, il y a un dysfonctionnement dans la chaîne pénale. C’est pourquoi d’ailleurs son département a initié une formation à l’endroit des magistrats et autres auxiliaires de justice pour corriger les défaillances.

« Il y a des dysfonctionnements au niveau même de l’enquête préliminaire avant que le parquet ne soit saisi. Le nier c’est être malhonnête. Alors il faut trouver des solutions. C’est l’un des buts de cette formation. C’est pourquoi les OPJ sont là », indique le ministre d’Etat, encourageant les journalistes qui ont été brutalisés à saisir les juridictions en respectant la procédure. .

« Le cas des journalistes qui ont été brutalisés, les textes existent dans notre pays. Il faut que chacun fasse son travail. S’ils estiment qu’il y a eu une infraction établie, qu’ils portent plainte, qu’ils respectent la procédure. J’ai fait passer aussi un message à la gendarmerie pour tout soit respectée », a déclaré maître Sako.

A suivre…

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tél. : (00224) 655 311 112

Créé le Jeudi 16 novembre 2017 à 11:08

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