Maître Salifou Kébé à propos des élections locales : « Ne vous inquiétez pas… » (Interview)

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Interview
Maître Salif Kébé
Maître Salif Kébé

CONAKRY- C’est une nouvelle qui va certainement rassurer l’opposition guinéenne dirigée par Cellou Dalein Diallo. Le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante vient de réitérer l’engagement de son institution à organiser les élections locales à la date du 4 février 2018. Maître Salifou Kébé qui s’est confié ce mardi 25 octobre à un journaliste de notre rédaction est également revenu sur la « crise » qui menace l’institution électorale. Exclusif !!!

 

AFRICAGUINEE.COM : Maître Amadou Salifou Kébé bonjour ! Deux de vos collègues commissaires de la CENI, en l’occurrence Madame Hadja Ramatoulaye Bah, Charles André Soumah, contestent certaines de vos décisions. Dites-nous quelles solutions entrevoyez-vous pour éviter l’implosion ?

MAÏTRE AMADOU SALIFOU KEBE : On cherche des solutions quand il y a des problèmes. Mais il n’y a pas de problème. Le Président de la CENI a pris des décisions pour la bonne marche de la structure. Qu’on affabule autour de ces décisions, je ne fais pas de commentaire à ça. D’autres vont le faire mais pas moi. C’est une décision qui est appliquée intégralement.

Cette brouille ne risque-t-elle pas d’impacter négativement sur les préparatifs de l’organisation des élections locales ?

Il ne faut pas penser qu’il y aura l’unanimité sur toutes les décisions. Moi je suis chef d’Institution, je suis obligé de prendre des décisions parfois qui ne sont pas aimées par tout le monde. Mais je suis obligé. Notre institution est collégiale. Je ne prends jamais de décision seul, je ne m’enferme jamais dans mon bureau pour prendre des décisions. Tant que l’unanimité n’est pas dégagée, vous n’entendrez aucune décision de ma part ou de la part du bureau de la CENI.

Maintenant que des individus ne soient pas contents de ça, je suis désolé. Pour la bonne marche d’une institution, on est obligé de prendre des décisions impopulaires qui ne plairont pas à tout le monde mais qui vont aider à la bonne marche de l’institution. C’est tout ce que je peux dire.

Et vous verrez que ce qui s’est passé sur la question de la communication, sur la question de l’installation des démembrements à Pita et à Dalaba, tout marche à merveille parce que c’est la volonté du plus grand nombre des commissaires de la CENI que nous avons manifestée.

Pour le cas spécifique de Dame Ramatoulaye Bah, nous avons appris que c’est suite à une lettre du président de la délégation spéciale de Pita que vous êtes revenu sur votre décision. Pourquoi ?

Je vous propose de prendre contact avec Monsieur Mouctar Diallo, Alpha Sila Bah et du représentant du PEDN qui sont venus me rencontrer. Ils vont vous expliquer ce qui a prévalu autour de ces décisions. Je ne ferais pas de commentaires.

Où en est-on dans les préparatifs des élections communales prévues le 04 février ?

On est dans le temps. Nous sommes mêmes en avance. Ne vous inquiétez pas pour cela. Les commissaires sont sur le terrain. Ils sont en train de travailler. Toute la CENI est dehors. Aujourd’hui, on peut se réjouir de la grande mobilisation de tous les démembrements autour de la question électorale et de l’engagement effectif du Gouvernement réalisé en ce qui concerne les ressources financières à mettre à la disposition de la CENI. Donc, on est dans le délai et tout se déroule comme prévu.

 

Entretien réalisé par Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tél. : (00224) 655 311 112

Créé le Mardi 24 octobre 2017 à 14:24

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