Guinée : le CICR s’implique dans la vulgarisation du Droit International Humanitaire…

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Société

CONAKRY- La finale du concours national annuel de plaidoirie en Droit International Humanitaire organisé par le Comité International de la Croix Rouge (CICR) en collaboration avec les universités guinéennes a eu lieu ce samedi 7 octobre 2017 à la Cour d’Appel de Conakry.

Elle a opposé l’université Général Lansana Conté de Sonfonia à celle de Mahatma Gandhi devant un jury expérimenté composé d’universitaires, d’avocats et de magistrats. A l’arrivée, c’est l’équipe de l’université Général Lansana Conté qui s’est adjugée le titre, comme ce fut le cas l’année dernière. Les lauréats  de ce concours poursuivront l’aventure en se mesurant à leurs homologues des pays d’Afrique francophone au mois de Novembre prochain à Abidjan. Laye Sékou Diawara (UGLC-SC), Tété Delamou (UGLC-SC) et Kadiatou Diallo (Mahatma Gandhi) défendront les couleurs nationales dans un mois en Côte d’Ivoire.

Lors de cette cérémonie, les autorités guinéennes ont remercié le CICR pour le soutien qu’il apporte pour la vulgarisation du Droit International humanitaire en Guinée. Maître Koly Camara, Chef de cabinet au ministère de la Justice et représentant Cheick Sako a cette cérémonie s’est réjoui de la tenue régulière de ces plaidoiries. Il a déclaré que le droit humanitaire est le plus universel parce qu’il est strictement attaché à la condition humaine.

« Nous nous réjouissons de la tenue régulière de ces plaidoiries (…), je suis heureux de constater que les universités guinéennes ont pris à bras le corps le DIH et qu’on est en train de se l’approprier. Ici il n’y a pas de perdant, tout le monde est champion », s’est réjoui maître Camara dans son discours de clôture

Pour sa part, la Cheffe adjointe de la délégation du CICR en Guinée, a expliqué que ce concours s’inscrit dans le cadre de l’appui que son institution apporte à la Guinée dans la promotion du droit international humanitaire (DIH). Selon Myriam Renaud même la guerre est régie par des lois et des règles.

« L’application ou non du DIH a des implications réelles et profondes pour les personnes capturées, les blessés et pour les populations civiles prises au piège lors des conflits. Faire connaitre ce droit, le faire respecter est au cœur du mandat du CICR », a-t-elle indiqué, saluant  la qualité des plaidoiries et l’engagement des participants qui se sont investis dans cet exercice avec beaucoup d’énergie, et de talent.

Ce concours de plaidoirie qui permet aux étudiants de se familiariser avec le Droit International Humanitaire fait partie des nombreuses initiatives du CICR pour promouvoir le DIH. En Guinée chaque année cette confrontation entre des jeunes juristes des universités guinéennes suscite un grand engouement qui réjouit profondément les organisateurs. Au-delà de la maitrise des textes, de la  technique juridique, les étudiants doivent aussi démontrer avoir compris l’esprit de ces règles, la différence que ces règles peuvent faire dans la vie des victimes.

C’est un apprentissage important pour les étudiants en droit qui leur permet non seulement de renforcer leur connaissance du DIH mais aussi d’améliorer leur capacité, leur aptitude à plaider devant un jury de haut niveau composé de spécialistes, a souligné la Cheffe adjointe de la délégation du CICR en Guinée.

Au nom des étudiants, Laye Sékou Diawara a remercié vivement le CICR pour les nombreux efforts qu’il ne cesse de poser pour la vulgarisation et la promotion du droit international humanitaire dans en Guinée. Ce lauréat a invité le Gouvernement à promouvoir le droit international humanitaire.

Le DIH est enseigné dans toutes les facultés des universités publiques et privées du pays. Les professeurs du DIH bénéficient régulièrement des sessions de formation tant au niveau national qu’international, avec l’appui du CICR.

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africauinee.Com

Tél. : (00224) 655 311 112

Créé le Lundi 09 octobre 2017 à 10:16

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