Une femme égorgée, une autre poignardée

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Attaque terroriste

Un homme a été abattu à Marseille après avoir attaqué des passants au couteau. Une femme a été égorgée, une autre poignardée à mort.

L'attaque a eu lieu vers 13h45. Selon une source proche de l'enquête, l'assaillant «aurait crié Allah Akbar» en poignardant une femme et en en égorgeant une autre.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, ouverte notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique».

Les investigations ont été confiées à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a précisé le parquet de Paris. Les autorités ont demandé, sur les réseaux sociaux, aux Marseillais d'éviter le secteur de la gare Saint-Charles. Le trafic SNCF a été totalement interrompu.

Vers 15 heures, les alentours de la gare étaient hermétiquement bouclés par un cordon de policiers, et la circulation déviée. Des policiers et militaires lourdement armés étaient visibles sur le monumental escalier de la gare.

La gare se situe très près du centre-ville marseillais, non loin de la fameuse Canebière, artère mythique de la ville menant au Vieux Port.

L'assaillant a été abattu par les militaires de l'opération Sentinelle, a précisé le procureur de la République Xavier Tarabeux. Il est décédé.

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, devait arriver sur place en fin d'après-midi. Le préfet de police et le procureur de la République de Marseille se sont rendus immédiatement à la gare.

A l'intérieur, comme d'autres voyageurs, Jeanne, 33 ans, a raconté à l'AFP avoir «eu peur» et être «partie en courant» après l'attaque, à laquelle elle n'a pas assisté directement.

«Des gens, pas en treillis, peut-être des policiers en civil, nous criaient de partir. Beaucoup dans la foule restaient sur place», a-t-elle expliqué.

Ce nouvel attentat intervient deux jours avant le vote à l'Assemblée nationale d'un projet de loi antiterroriste controversé qui vise à transposer dans le droit commun certaines mesures de l'état d'urgence instauré par l'ancien gouvernement socialiste après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts).

Lundi démarrera de plus le procès pour complicité du frère de Mohamed Merah, qui avait tué au nom du jihad en mars 2012 sept personnes dont trois enfants d'une école juive à Toulouse (sud-ouest) et ses environs.

Premier attentat djihadiste, en France depuis ceux du GIA algérien en 1995, cette attaque avait replongé la France dans le terrorisme, après plusieurs années de répit relatif, révélant les failles du renseignement et poussant les pouvoirs publics à adapter l'arsenal répressif.

Depuis, la France a été frappée à de multiples reprises, notamment en janvier 2015, contre le journal satyrique Charlie Hebdo (12 morts) et une épicerie juive (autre morts). Au total et depuis 2015, 239 personnes ont péri dans des attentats survenus en France.

Le président de la région Provence Alpes Côte d'Azur, qui inclut Marseille, s'est rendu sur place et a tweeté.

L'enquête, ouverte notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique», a été confiée à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a précisé le parquet.

20minutes

Créé le Dimanche 01 octobre 2017 à 17:28

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