Groupe Scolaire Amadou Mido : des enseignants privés de salaires pendant sept mois…

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Education

CONAKRY- Des enseignants qui ont donné des cours pendant plusieurs mois au Groupe Scolaire Amadou Mido n'arrivent toujours pas à entrer en possession de leurs salaires. Aujourd'hui, la direction de cette école aurait décidé de céder cet établissement à l'Etat qui envisage d'implanter un lycée. 

Cette rocambolesque histoire se passe au Groupe Scolaire Amadou Mido sis au quartier Château où les enseignants ont été privés de salaires pendant près d’un an. Ne pouvant plus supporter la situation, ils ont décidé de traduire le patron de l’école en justice même s'ils ont arrété de donner des cours.

Des professeurs qui ont subi ‘’les foudres ’’ du patron ont finalement décidé de briser le silence. Des confidences qui dévoilent encore plus les ‘’manquements’’ dans ce milieu où bon nombre d’enseignants semblent désormais se résigner à leur sort.

‘’Je suis enseignant au Groupe scolaire Amadou Mido, je donne des cours depuis une année déjà. Tout allait bien jusqu’au mois d’Avril de cette année (…), c’est à partir de là que le fondateur, ancien DCE (Direction Communale de l’Education) de Ratoma a cessé de nous payer. Nous étions face à ce problème lorsqu’on l’a interpellé,  il n’a pas bougé, les enseignants du secondaire ont même porté plainte contre l’école à l’Escadron de la gendarmerie à Hamdallaye où il n’a pas daigné répondre tout en narguant les gens en leur disant qu’il est serein. C’est à partir de là que je me suis résolu à comprendre qu’il n’est pas prêt à nous payer nos dus’’ nous explique ce jeune professeur désemparé  qui s’est résolu à garder l’anonymat.

Pour cet autre enseignant, le fondateur de l’école qui lui doit deux mois de salaire, n’est pas disposé à leur payer les arriérés dus.

‘’ A notre grande surprise, sans pourtant  nous payer, nous avons appris qu’à deux semaines avant l’ouverture des classes pour cette année le fondateur a cédé l’établissement à l’Etat pour y implanter le lycée des jeunes filles. C’est tant mieux entre eux, mais le hic c’est qu’il nous a mis dehors sans nous  payer et même lesparents d'élèves ne sont pas situés sur leur sort.’’ a raconté cet autre interlocuteur au bord de l’agacement.

Et ceci selon les enseignants de ce groupe scolaire, n’est que la partie visible de l’Iceberg. ‘’ Nous avons tous été surpris de constater ce changement brusque de la structure. C’est à dire que le terrain a été cédé sans qu’on ne soit payé et d’ailleurs les élèves ont été obligés d’aller  suivre les cours ailleurs ‘’ s’est agacé cet enseignant.

Toutes nos tentatives pour recouper ces informations données par ces professeurs auprès des autorités de cet établissement.

Affaire à suivre…

 

BAH Boubacar LOUDAH

Pour Africaguinee.com

Tel: (+224) 655 31 11 13

 

Créé le Mercredi 20 septembre 2017 à 9:44

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