Guinée : Martine Condé de la HAC à la barre…

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Justice

CONAKRY-La Présidente de la Haute Autorité de la communication (HAC), Martine Condé a comparu ce mercredi 19 juillet 2017 devant le tribunal de première de Kaloum. Elle est accusée par Joachim Baba Milimono, (ancien commissaire de la HAC) d’« abus d'autorité et menace ».

Devant le juge du tribunal de première instance de Kaloum, la présidente de la HAC dit ne pas vouloir empêcher le plaignant  de venir au travail. Selon elle, son accusateur a usé du faux pour venir à la HAC. Toutefois, elle dit être prête à pardonner Joachim, le plaignant.

'' Je peux pardonner Joaquin, mais il faut qu'il  se comporte bien. Il faut qu'il sache qu'il y a des règles à la HAC. Je peux le pardonner, c'est mon fils parce qu'il a le même âge que ma dernière fille. Aujourd'hui pourquoi il n'est pas là ? Il dit qu'il est malade, mais ce n'est pas ça. Il se cache de la justice parce qu'il sait qu'il à user du faux pour venir à la HAC'', a-t-elle martelé.

Il  y a quelques mois Martine Condé avait pris une décision suspendant Joaquin Baba Millimouno de ses fonctions de commissaire à la HAC. Une décision qui a été annulée par un arrêt de la cour constitutionnelle.

Pour la partie civile les faits de menace et d'abus d'autorité sont établis, dans la mesure où Martine Condé a suspendu Joaquin alors que celui-ci est nommé au même titre qu'elle par un décret du Président de la République. La partie civile annonce aussi que Joaquin est privé de son salaire depuis plus d'un an dont les arriérés s'élèvent à plus de 140 millions de francs guinéens.

 Pour elle, ces '' agissements" de la présidente de la HAC ont contribué à la commission des infractions dont elle est reprochée.

La défense quant à elle, dénonce un dossier vide. Elle indique qu'on en veut à Martine parce qu'elle a voulu mettre de l'ordre à la HAC.

"Tout ce qui a été dit à la charge de Martine Condé s'est avéré faux à la suite des débats. on a parlé d'abus d'autorité, on a parlé de menaces, mais vous avez suivi depuis l'audition des témoins jusqu'à maintenant, vous avez dû comprendre que tout ce qui a été dit n'est qu'un simple montage  que ce dossier est vide, qu'on en veut à Madame Martine parce qu'elle veut mettre de l'ordre et de l'autorité à la HAC"; a dit Me Doura Chérif à la sortie de l'audience.

Après les plaidoiries de ce mercredi, le juge a clos les débats et a renvoyé la suite au 26 juillet pour le délibéré.

Thierno Sadou Diallo

Pour Africaguinee.com

 

Créé le Mercredi 19 juillet 2017 à 18:46

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