Guinée : vers une meilleure qualification de l’enseignement en ‘’médecine-pharmacie’’…

Facebook icon Twitter icon
Enseignement supérieur

CONAKRY- Le ministère en charge de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique veut qualifier davantage le système éducatif dans le domaine de la santé. Dans cette optique,  il a organisé un atelier de présentation de  l’étude sur le programme de réforme de l’enseignement et de la recherche dans ce domaine ce lundi 10 juillet 2017.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique Abdoulaye Yero Baldé dans son allocution a dénoncé le faible niveau du  PNDS (Programme National du Développement  Sanitaire) en matière de ressources humaines. 

‘’ Nous avons 32, 6% de médecins pour 10 habitants. Un chiffre qui ne prend pas en compte les effectifs fonctionnalisés et les effectifs du privé. Cependant les chiffres masquent une autre réalité qui elle-même masque une autre réalité. En guise d’exemple en 2012-2017, nous avons formé 5400 diplômés en médecine pharmacie soit environ 901 diplômes par an qui ne sont employés nulle-part. Ce qui justifie la prolifération des cliniques privées dans le pays’’, a indiqué Abdoulaye  Yero Baldé.

Aux dires du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le ratio des médecins par habitant en Guinée est le meilleur au monde. Mais la réalité est que la qualité de la formation est mauvaise et celle-ci est accentuée par le fait que les structures sanitaires n’ont ni les moyens ni les capacités d’employer des milliers d’étudiants en stage.

Pour la Cheffe de cabinet du dit département,  Zenab Camara,  les conclusions de cet atelier feront l’objet d’une attention particulière au niveau du cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche Scientifique ainsi que chez ses les collègues impliqués dans la formation et la recherche en santé. 

‘’Votre diagnostic a conclu à la nécessaire émergence d’une approche nouvelle plus dynamique et surtout mieux adaptée au contexte actuel pour perfectionner nos soins. Cela passe bien entendu par la réforme de l’enseignement et de la recherche en santé. Nous remercions l’ensemble des participants et des  appuis dont l’OMS. Ce document de qualité  nous permettra de mieux organiser un secteur aussi stratégique qu’est l’enseignement et la recherche en santé’’, a indiqué la cheffe de cabinet de ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

Après de fructueux débats sur le document formel présenté par le professeur et  consultant  en Santé publique à l’organisation Mondiale de la Santé (OMS),  le Pr Baziré  et  les groupes de travail qui ont été  constitués, des recommandations ont été faites.

 Il s’agira entre autres selon les séminaristes de mettre en place un concours d’internat pour le recrutement des futurs enseignants; Le personnel enseignant sera aussi recruté par appel d’offres ouvert à la diaspora  et aux ressortissants étrangers pour les secteurs sans candidat national. Il s’agira aussi de soutenir la reforme par un plan de financement ad-hoc  et de mettre en place aussi un système de  contrôle disciplinaire contre les pratiques utilisables. Il est recommandé également de mettre en place le décret 2001/024  du 24 Avril portant amendement du décret numéro 170 en ce qui concerne les enseignants de  la faculté de Médecine-Pharmacie Ondonto stomatologie de l’université de Conakry, qui reconnait à ces derniers la double fonction universitaire et Hospitalière et la bi appartenance avec  les indemnités y afférentes. Il est aussi recommandé qu’il y ait des terrains de stage et initiation à la santé communautaire des étudiants dans les différentes régions administratives du pays en vue de décentraliser la recherche.

 

BAH Boubacar LOUDAH 

Pour Africaguinee.com

Tel : (+224) 655 31 11 13 

Créé le Mardi 11 juillet 2017 à 13:04

Facebook icon
Twitter icon
Google icon

Nous vous proposons aussi

TAGS