Guinée : des apôtres d’un « nouveau prophète » mis aux arrêts…

Religion

BOKE- L’affaire fait la une de plusieurs journaux ivoiriens ! Un apôtre du prophète Kacou Philippe serait placé sous mandat de dépôt à la sûreté urbaine de Boké depuis le lundi 3 juillet dernier. Il serait reproché à Israël Gomy d’injures contre les serviteurs de Dieu (prêtres, pasteurs et imams). 

C’est un long bras de fer entre l’AEMEG (Association des Eglises et Missions Evangéliques de Guinée) et les prédicateurs du Message de Kacou Philippe en Guinée qui s’est transporté en justice. Cette affaire fait la Une de plusieurs journaux ivoiriens.  En 2015, explique le journal ivoirien le Soir-Info, suite à une plainte lancée par l’AEMEG, deux apôtres (Israël Gomy et Michel Vone Guilavogui, ndlr) du prophète Kacou Philippe avaient été emprisonnés pendant trois mois durant lesquels ils ont perdu leur poste de professeur de collège.

En juin 2017, relate Le Pays, le président de l'AEMEG de Boke, le pasteur Moïse Sidiki Tolno de l'Église Protestante Évangélique de Boke demande à comprendre la doctrine du prophète Kacou Philippe. Pour cela, il invite l’apôtre Israël Gomy chez lui pour savoir ce que l’apôtre Gomy dit de Mahomet, du Coran et des musulmans. Après l’entretien, explique la même source, le pasteur Moïse Sidiki Tolno se rend au commissariat central de Boké et porte plainte contre l’apôtre Israël Gomy pour : d’injures contre les serviteurs de Dieu (prêtres, pasteurs et imams). Il lui aurait également reproché d’avoir proclamé Kacou Philippe  comme dernier prophète et traité la Bible et le Coran comme des canaries de fétiches.

Samedi dernier (01 juillet 2017), l’apôtre Gomy aurait reçu une convocation lui sommant de se présenter au commissariat.  Le lendemain dimanche 02 juillet 2017, l’apôtre Gomy qui a répondu à la convocation a été retenu dans les violons du commissariat central de Boké jusqu’à 23h GMT avant d'être relâché avec sommation de se présenter le lundi matin pour connaître la décision du prêtre, des leaders religieux (musulmans et chrétiens) de la ville de Boké. 

Le 03 juillet 2017, explique la même source,  lors de la rencontre au commissariat, il a été demandé à l’apôtre Gomy de ne pas apporter le Message de Kacou Philippe en Guinée. Une injonction que l’apôtre n’aurait pas accepté, invoquant le principe de la liberté d'expression et de culte. Après cet entretien, il est arrêté et transféré à la sûreté pour être entendu par le commandant de la prison de Boké. De là, il sera placé sous mandat de dépôt. La date de son procès n’est pas encore fixée.

En avril dernier, relate le soir-info, l’AEMEG de Lola s’est opposée à une prédication publique de l'apôtre Michel Guilavogui, l’un des deux apôtres de Kacou Philippe en Guinée et l’apôtre avait été conduit à la gendarmerie de Lola puis relâché après intervention du maire de Lola. 

Interrogé par notre rédaction, un responsable de l’AEMEG a confirmé que l’association a effectivement porté plainte contre les apôtres en question. « Nous avons déposé plainte parce que le souci que nous avons en tant que religieux, c’est de favoriser un climat apaisé dans la société. C’est le but de tout leader religieux. Conduire les hommes à Dieu et favoriser un climat de paix, de joie entre les hommes dans un pays où le tissu social est très fragile. Lorsque nous avons été informé de la situation à Boké, nous avons pris le devant parce qu’il nous a été rapporté que ce monsieur déchire la bible, le coran sous le prétexte qu’après Jésus c’est eux. Alors on s’est dit qu’il faut faire attention. Tout ce qui n’apporte pas la paix, la quiétude, surtout que l’intégrisme est partout, nous avons pris le devant pour arrêter cela », a expliqué à un journaliste de notre rédaction, un responsable de l’AEMEG.

A suivre…

 

Africaguinee.com

Créé le Mardi 11 juillet 2017 à 9:38

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