Mines : Actions Mines et NRGI vulgarisent le rapport sur l’indice de gouvernance minière…

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CONAKRY- L’ONG guinéenne Actions Mines en partenariat avec Natrural Resource Gouvernance Institute (NRGI) qui vient de publier l’indice de gouvernance des ressources naturelles, a organisé un atelier visant à partager avec les acteurs de la société civile les résultats du rapport 2017.

L’indice 2017 classe le secteur minier de la Guinée en 63è position sur 89 évaluations réalisées dans le monde et en 20è position sur 31 évaluations effectuées en Afrique subsaharienne. La Guinée est classée dans la catégorie des pays médiocres avec une note de 38 points sur 100. Un classement que déplore cet étudiant d’une Université de la place d’où le rapport a été vulgarisé.

 « C’est déplorable de savoir que tout ce que nous avons comme arsenal juridique n’est pas appliqué. J’ai été choqué de savoir que nous sommes si mal placés. Il faut une implication de tout le monde pour améliorer cette situation. Je demande aussi au Gouvernement d’appliquer les textes qui existent pour servir les populations », dit Tidiane Bangoura.

Pour Amadou Bah, secrétaire exécutif de l’ONG Actions Mines, l’objectif de cet atelier est d’attirer l’attention des acteurs de la société civile sur la nécessité de poursuivre les plaidoyers pour que l’Etat accomplisse les réformes déjà engagées et d’entamer de nouvelles réformes nécessaires pour améliorer la gouvernance du secteur minier guinéen.

L’indice de gouvernance des ressources naturelles qui a été publiée ce mercredi évalue la manière dont les pays gèrent leurs ressources minières, pétrolières et gazières. Cet instrument est produit pour attirer l’attention sur les défis liés à la gestion du secteur, explique Elvelyne Tsagué ajoutant qu’il vise aussi à servir d’outil de prises de décisions au Gouvernement et au Parlement.

Ibrahima Diallo, consultant en droit minier et participant  à l’atelier a observé avec amertume le classement de la Guinée, mais espère que le Gouvernement prendra ce rapport en compte pour améliorer la Gouvernance dans le secteur minier.

« C’est toujours avec amertume qu’on voit notre pays classé dans la catégorie des médiocres alors qu’on a la capacité d’être meilleur. Nous pensons que le Gouvernement prendra en compte ce rapport pour améliorer la gouvernance de nos ressources », a formulé ce participant. 

Pour la directrice adjointe pour l’Afrique de NRGI, il y a un intérêt en Guinée, principalement au niveau des organisations de la société civile, des universitaires, des étudiants, sur la manière dont les ressources minières sont gérées dans leur pays.

« On sait que les ressources pourraient potentiellement tirer le pays de la pauvreté si on fait attention à un certain nombre de facteurs liés à leur exploitation et réduire les effets négatifs de l’exploitation sur les populations. La bonne gestion des ressources pourrait potentiellement apporter un peu plus de revenus aux Etats pour être investies pour le développement des pays », note Evelyne Tsagué.

Elle précise que le mauvais classement de la Guinée est lié à certains facteurs liés au retard dans la publication des informations. « On a trouvé un écart entre les lois existantes et leur mise en application. En Guinée, il existe pas mal de Loi et de règlements mais ils ne sont pas appliqués même si on peut noter que le cadre légal et règlementaire est insuffisant. Les lois existantes ne sont pas appliquées. Le pays gagnerait à mettre un accent sur la mise en application des textes existants et la publication assez régulière des informations à temps », préconise-telle.

Pour sortir le secteur minier guinéen de la liste rouge, le secrétaire exécutif de l’ONG actions mines recommande au Gouvernement de poursuivre les réformes qui sont en cours notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la législation minière en Guinée.

« On a des lois qui sont là mais qui ne sont pas appliquées. Il faudrait que l’Etat continue à compléter la réglementation dans le secteur minier. De l’autre côté il faut qu’il y ait une amélioration dans le cadre de la perception des taxes, des redevances et de leur redistribution conformément à la législation tant au niveau national qu’au niveau infranational. On ne doit pas rester les bras croisés. Il faut continuer les plaidoyers pour qu’il y ait une amélioration significative de la position de la Guinée lors des prochaines évaluations », recommande Amadou Bah.

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tél. : (00224) 655 311 112

Créé le Vendredi 30 juin 2017 à 13:14

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