Aboubacar Sylla : « Je ne vois pas ce qui nous motiverait à renoncer à nos manifestations... »

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Politique
Aboubacar Sylla, porte-parole de l'opposition républicaine
Aboubacar Sylla, porte-parole de l'opposition républicaine

CONAKRY- La venue des experts de l’Organisation Internationale de la Francophonie ne mettra certainement pas fin au bras de fer entre l’opposition et le camp d’Alpha Condé.

Ce mercredi 7 juin 2017, les acteurs politiques des deux mouvances politiques ont eu des divergences de point de vue sur l’épineuse question de la reforme de la Commission électorale nationale indépendante. L’opposition accuse la majorité d’avoir voulu introduire un texte permettant une gestion mixte de l’organisation des élections politiques en Guinée. Les représentants du camp de Cellou Dalein Diallo ont aussitôt réagi en menaçant de boycotter les travaux de cet atelier piloté par l’OIF.

Après plusieurs heures de débats houleux, ce point conflictuel a été franchi. Le problème n’est cependant que déplacé, pas complètement résolu.

« A ce jour on ne peut pas dire qu’il y a eu des avancées. Le code électoral a été transmis au Président de la République, il l’a gardé aussi longtemps qu’il l’a voulu avant de le transmettre à la Cour Constitutionnelle. Le code des collectivités lui on ne sait même pas où il est », a regretté le porte-parole de l’opposition guinéenne, Aboubacar Sylla.

L’opposition guinéenne soupçonne le camp du Président Alpha Condé de vouloir tripatouiller toutes les dispositions contenues dans l’accord du 12 octobre.

« La majorité présidentielle avait voulu qu’il y ait un système mixte en impliquant davantage le ministère en charge de l’administration du territoire, nous nous sommes opposés à cela. Mais rien est acquis encore puisque c’est une loi organique qui doit modifier le statut actuel de la CENI. Il faut donc au moins l’approbation des 2/3 des députés », a expliqué l’ancien Ministre Aboubacar Sylla dans un entretien accordé à un journaliste de notre rédaction.

L’opposition promet de manifester à Conakry dès après le mois de ramadan. Selon elle, aucun effort n’a quasiment été fourni par le pouvoir d’Alpha Condé pour respecter le contenu de l’accord politique du 12 octobre 2016.

« L’audit du fichier électoral n’est toujours pas fait, l’appel d’offres n’a même pas été lancé. Les poursuites judiciaires on en parle même pas ; Même l’indemnisation des victimes qui sont pourtant bien connues parce qu’ayant été recensées, cela n’a pas été encore fait. Je ne vois donc pas ce qui nous motiverait à renoncer à nos manifestations », estime le porte-parole de l’opposition républicaine, Aboubacar Sylla.

 

Ahmed Tounkara

Pour Africaguinee.com

Créé le Dimanche 11 juin 2017 à 8:36

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