Le PEDN "tacle" l’UFDG : « on ne peut pas critiquer un régime et chercher à avaler son gratin… »

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Affaire 500 millions

CONAKRY-Le parti de l’espoir pour le développement national (PEDN) dirigé par l’ancien Premier Ministre Lansana Kouyaté n’est pas tendre avec l’UFDG dont le leader Cellou Dalein Diallo, est au cœur d’une polémique liée à l’attribution de 5 milliards pour le fonctionnement de son institution. Répondant aux critiques d’Ousmane Gaoual Diallo, le responsable de communication du PEDN déclare qu’on ne peut pas critiquer un régime en même temps, chercher à avaler son gratin.

« Cette question d’argent est anormale. On ne peut pas critiquer un régime en même temps, chercher à avaler son gratin. Aujourd’hui si on devait demander des ressources au gouvernement, il y a un accord signé qui demande l’indemnisation des victimes. Pour le PEDN aujourd’hui si nous devons demander de l’argent ou écrire des lettres au ministre du budget, c’est pour l’indemnisation des victimes qui ont beaucoup subi de nos manifestations au lieu de réclamer des sous pour servir ses propres poches (…)Ce n’est pas le contribuable guinéen qui doit payer le renouvellement d’un parc automobile d’un parti politique ou payer les caution des candidats d’un parti politique », réplique François Boronou qui s’est confié ce lundi 15 mai 2017 à un journaliste  de notre rédaction.

Samedi dernier, Ousmane Gaoual Diallo indiquait que « ce ne sont pas cinq milliards qui vont clouer le bec au RPG. Ils peuvent parler, passer par le PEDN, chanter, aller à l’UFR faire le cabotin, mais cela ne change en rien ».

Pour le chargé de communication du parti dirigé par Lansana Kouyaté, lorsqu’Ousmane Gaoual affirme que les gens passent par le PEDN  pour les atteindre, c’est une contrevérité. Selon lui, leur formation politique n’est pas un bouclier. « On ne nous utilise pas, nous sommes nous-mêmes, nous défendons nos convictions. Autant nous sommes une force de proposition, autant nous serons une force de dénonciation. Nos dénonciations ne sont pas orientées vers une personne ou sur une direction précise. A chaque fois qu’il y aura des actes qui vont à l’encontre des valeurs que nous défendons, nous allons nous prononcer contre », lance François Boronou, soutenant qu’Ousmane Gaoual sait pertinemment qu’il défend de la maladresse, de la corruption et de la gabegie.

« Le PEDN est très différent de l’UFDG. Nous sommes un parti qui n’est pas armé, on n’a jamais tué des journalistes à notre siège. Donc, qu’il mette un peu d’eau dans son vin et prenne une dose de discipline pour essayer d’incarner la vision de l’espoir pour le développement de la Guinée », martèle ce jeune cadre du PEDN.

Nous y reviendrons.

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 311 112 

Créé le Lundi 15 mai 2017 à 17:38

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