Mali. Un nouveau gouvernement pour sortir de la crise

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Alors que le pays s’enlise dans une crise sécuritaire et sociale, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a nommé, samedi 8 avril, à la tête du gouvernement son actuel ministre de la Défense, Abdoulaye Idrissa Maïga.

“Trois gouvernements en trois ans : instabilité chronique au sommet de l’État”, titre le quotidien L’Aube. “Les tâtonnements et les improvisations sont les caractéristiques principales de la gouvernance instaurée par Ibrahim Boubacar Keïta, depuis son accession au pouvoir. Ce régime bat tous les records de l’instabilité gouvernementale, sans vraiment faire face aux préoccupations des Maliens : insécurité grandissante, enlisement du processus de paix, mauvaise gouvernance, front social en perpétuelle ébullition”, pointe le quotidien bamakois.

Premier ministre des urgences

Âgé de 59 ans et originaire de Gao, principale ville du nord du pays, le nouveau Premier ministre est vice-président du parti au pouvoir, le Rassemblement pour le Mali (RPM). Cet ingénieur de formation était directeur de campagne du président Keïta lors de l’élection présidentielle de 2013. Ce qui fait dire au journal Le Pouce : “Le RPM prend enfin les commandes.” Les prédécesseurs de Maïga n’étaient pas issus du parti.

Ce changement de gouvernement intervient alors que le climat social est tendu. Les hôpitaux publics sont en grève depuis un mois et les professeurs d’universités ont décrété, le 5 avril, une grève illimitée. “En un mot : PM des urgences”, résume Dramane Aliou Koné de L’Indicateur du Renouveau. “Abdoulaye Idrissa Maïga n’aura ni repos, ni faveur au regard de la situation dans laquelle le pays est plongé depuis quelques mois : grèves à répétition, vie chère, insécurité, entre autres”, explique le journal.

Le Républicain n’est guère optimiste au vu de son “bilan très mitigé à la tête du ministère de la Défense”. Ce quotidien proche de l’opposition rapelle “qu’en plus du Nord, le Centre et une partie du Sud échappe aujourd’hui au contrôle de l’État. Les attaques terroristes des groupes armés et les conflits intercommunautaires se sont multipliés. Les forces de défense et de sécurité du Mali ont encore du mal à remplir leur mission régalienne : sécuriser le pays.” 

 

Courrierinternational.com

Créé le Mercredi 12 avril 2017 à 12:37

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