Justice : L’avocat du Commandant « AOB » et de Fatou Badiar tire la sonnette d’alarme…

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Justice
Maître Salifou Béavogui
Maître Salifou Béavogui

CONAKRY- c’est un ‘’cri de cœur’’ que vient de lancer un avocat à la cour concernant les ‘’célèbres’’ prisonniers Fatou Badiar et le commandant Alpha Oumar Boffa (AOB). Maitre Salifou Béavogui « outré » par la lenteur de la procédure judiciaire devant la cour suprême dénonce cet état de fait qu’il qualifie d’inacceptable.

En détention depuis le lendemain de l’attaque du domicile privé du président Alpha Condé  le 19  juillet 2011, Fatou Badiar, Jean Guilavogui et AOB purgent de lourdes peines au niveau de la prison centrale de Conakry. Selon maitre Salifou Béavogui qui défend ces détenus, la liberté est la règle et la détention est l’exception.

‘’ Chacun de nous se souviendra que depuis le 12 Juillet 2013 la cour d’Assise de Conakry a rendu son verdict dans le dossier du 19 juillet 2011 relativement à l’attaque du domicile privé du chef de l’Etat guinéen. Plusieurs personnes avaient été arrêtées et conduites devant la cour d’Assises. Certaines ont été acquittées et d’autres condamnées parmi lesquelles figurent le Commandant AOB et Jean Guilavogui qui écopent de la condamnation à perpétuité et Fatou Badiar à 15 ans de réclusion. A la suite de cette décision de la cour d’assises de Conakry, le collectif d’avocats a immédiatement saisi la cour suprême par un pourvoi en cassation en date du 23 juillet 2013.  Je voudrais rappeler que la liberté est la règle et que la détention est l’exception. La liberté tout comme la Santé n’a pas de prix, alors depuis 2013 jusqu’en 2016 il a fallu assez d’efforts pour que le dossier soit au moins examiné par la Cour suprême’’ a expliqué maitre Salifou Béavogui, avocat de la défense.

Aux dires de l’avocat, à la suite du pourvoi il a fallu attendre le 06 juin 2016 pour que le dossier soit appelé devant la cour suprême, ce qui était déjà un espoir selon lui, de voir ses clients situés sur leur sort.

‘’Nous sommes arrivés devant cette juridiction, nous avons défendu nos clients et le dossier a été mis en délibéré pour le 19 septembre2016. Depuis cette date à nos jours, voilà bientôt 6mois que le dossier est en attente et que nos clients continuent à souffrir. Voilà comme je vous le dis 6 mois que ces citoyens sont dans l’angoisse, dans la détresse et dans le souci. Conformément donc aux dispositifs de la loi fondamentale, le droit de s’adresser à un juge est un droit constitutionnel dans un délai raisonnable. Mais nous trouvons inacceptable et voir révoltant que pendant que nos clients sont en détention que la cour suprême ne vide pas son délibellé (…), l’attente est de trop et l’angoisse ne fait que grandir’’ a déploré Maître Béavogui.

L’avocat du Commandant « AOB » et de Mme Fatou Badiar demande tout  ‘’simplement’’ à la cour suprême de rendre son verdict et  de dire le droit en la matière.

‘’ Nous avons défendu une cause, mais faut-il encore que la cour suprême rende sa décision (…), sa décision libère tout le monde. Si l’arrêt de la cour d’Assises de Conakry est cassé, nous reviendrons devant la même cour autrement composé pour continuer la bataille judiciaire. Et si évidemment le pourvoi venait à être rejeté nous serons en droit d’étudier l’article 1192, 1123, 1194 du code de procédure pénal qui permet  à un condamné qui a utilisé  toutes les voies de recours de demander la grâce présidentielle’’ a-t-il souhaité.

 

BAH Boubacar LOUDAH

Pour Africaguinee.com

Tél. : (+224) 655 31 11 13

Créé le Mardi 14 mars 2017 à 9:33

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