Nationale Labé-Conakry : le calvaire des usagers (constat)

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Transport

LABE/CONAKRY-Certains axes routiers qui mènent dans la capitale guinéenne, Conakry présentent une image de pistes rurales. Des nuages de poussières épais qui se dégagent exposent les usagers de cette route à des risques de maladies pulmonaires. Sur la nationale Labé-Conakry passagers et conducteurs disposent d’un  « cache-nez » pour se prémunir de  la poussière.

Dans les points critiques de la route, des bulldozers ont gratté la chaussée en vue de commencer les travaux de réfection. Mais les travaux peinent à prendre un bon élan. Aujourd’hui, la lenteur fait craindre aux usagers que la saison des pluies ne vienne trouver encore la route dans cet état.

Un conducteur habitué de l’axe Labé-Conakry s’indigne contre l’état de la route et la lenteur des travaux. « C’est vraiment difficile de rouler ici actuellement, quand un véhicule vous dépasse, vous ne voyez plus la route, et les travaux n’avancent pas vite et il ne reste pas plus de deux mois avant la tombée des premières pluies. La poussière créée énormément de problèmes et les sociétés qui réparent la route n’arrosent pas la route à tout moment pour limiter la poussière. Nous demandons qu’ils accélèrent les travaux au moins avant la saison des pluies. Sinon cette fois Conakry sera définitivement coupé de l’intérieur. C’est seulement vers Coyah que les travaux avancent un peu vite. Aujourd’hui tu ne peux distinguer celui qui vient ou quittes Conakry de celui qui voyage sur les pistes rurales, partout c’est la même poussière. Et si ça continue comme ça en saison pluvieuse des véhicules vont s’embourber» craint maitre Mamadou Diallo qui indique que beaucoup d’autres chauffeurs attendent la fin des travaux

Les complaintes sont les mêmes chez les passagers.  « C’est compliqué tout ça, moi je me demande pourquoi les travaux n’avancent pas vite. Ils ont gratté vite, mais poser le goudron n’arrive pas vite ; les entreprises sont  toujours sur les mêmes endroits à chaque fois que tu passes par là. S’ils ne peuvent pas avancer vite ils n’ont qu’à arroser la chaussée pour limiter la poussière aux usagers », crie un passager à Linsan, sur la route nationale numéro 1.

Les travailleurs des sociétés chargées de réparer la route n’ont pas voulu répondre aux questions de notre reporter. Certains d’entre eux ont uniquement confié que des mesures sont prises afin de finir avant la pluie au mois de Mai.

En attendant la fin de travaux le calvaire continue pour les milliers d’usagers de cette route.  Pour rallier Conakry à partir de Labé sur une distance 450km, l’on n’est obligé de faire plus de 10 heures de temps.

Alpha Ousmane Bah

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 311 112

Créé le Mercredi 08 mars 2017 à 9:19

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