Obama dément avoir mis Trump sur écoute

Facebook icon Twitter icon
Amérique
Donald Trump at Barack Obama
Donald Trump at Barack Obama

Donald Trump a accusé samedi son prédécesseur Barack Obama de l'avoir mis sur écoute avant l'élection présidentielle du 8 novembre. La déclaration de l'actuel président américain a fait l'effet d'une bombe aux Etats-Unis. Le porte-parole de l'ancien président a aussitôt démenti samedi: «Le président Obama, ni aucun responsable de la Maison Blanche, n'ont jamais ordonné la surveillance d'un quelconque citoyen américain», a indiqué Kevin Lewis dans un communiqué succinct.

Donald Trump a lancé cette accusation dans une série de tweets, sans donner de détails ni de preuves. Il a reproché à l'ex-président d'être une «personne malfaisante (ou malade)».

«Exécrable ! Je viens de découvrir que le président Obama avait mis mes lignes sur écoute dans la tour Trump juste avant ma victoire», a écrit Donald Trump.

«C'est du maccarthysme», a-t-il commenté, en référence à la traque des militants et sympathisants communistes aux États-Unis dans les années 1950.

Donald Trump a également fait un parallèle avec le scandale du Watergate, l'espionnage politique qui avait abouti en 1974 à la démission du président Richard Nixon. «Je suis sûr qu'un bon avocat pourrait faire une excellente affaire du fait que le président Obama a mis mes téléphones sur écoute en octobre, juste avant l'élection!», a relevé le président américain, qui passe de nouveau le week-end dans sa propriété de Mar-a-Lago en Floride (sud-est).

Cette salve sur Twitter intervient au moment où son administration est bousculée par de récentes révélations sur des contacts entre l'entourage de Donald Trump et des responsables russes pendant la campagne présidentielle et entre son élection le 8 novembre et sa prise de fonctions le 20 janvier.

La presse a révélé cette semaine que l'ambassadeur russe aux Etats-Unis, Sergueï Kisliak, avait rencontré avant et après l'élection plusieurs conseillers ou proches du président républicain.

En particulier, le ministre de la Justice Jeff Sessions. Fidèle du candidat républicain, il avait discuté avec Sergueï Kisliak alors qu'il n'était encore que sénateur d'Alabama (sud) au mois de juillet. Il l'avait revu dans son bureau, au Congrès, en septembre, alors même que la Russie était déjà soupçonnée publiquement d'avoir piraté le parti démocrate. Le ministre, qui a qualifié ces rencontres d'anodines mais a omis de les mentionner lors de son audition sous serment devant les sénateurs, a annoncé jeudi qu'il se récusait dans toutes les enquêtes portant sur la campagne électorale et donc sur les éventuelles ingérences russes.

En décembre, Sergueï Kisliak s'est rendu à la Trump Tower pour une courte visite où il a vu l'influent gendre du président, Jared Kushner, ainsi que le général à la retraite Michael Flynn, avec lequel il a eu plusieurs conversations téléphoniques après l'imposition de sanctions contre la Russie par l'administration Obama fin décembre. M. Flynn, nommé conseiller à la sécurité nationale, a été contraint de démissionner le 13 février.

AFP

Créé le Samedi 04 mars 2017 à 22:24

Facebook icon
Twitter icon
Google icon