USA: Un proche d'Obama prend la tête du parti démocrate

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Amérique

Les démocrates américains ont élu samedi à Atlanta leur nouveau leader, Tom Perez, proche de Barack Obama, dont la feuille de route est claire: contrer le président Donald Trump et réorganiser le parti pour revenir dans la majorité en 2018 et 2020.

Originaire de République dominicaine, Tom Perez, ancien secrétaire au Travail, devient, à 55 ans, le premier Hispanique à prendre la tête du parti. Barack Obama, qui a quitté le pouvoir le 20 janvier, a immédiatement salué l'élection de son "ami", se disant convaincu qu'il saurait rassembler sa famille politique et "faire émerger une nouvelle génération de leaders".

Elu avec 235 voix (sur 435 votants), ce représentant de l'establishment démocrate a immédiatement tendu la main à l'aile "Bernie Sanders" du parti, en nommant son principal adversaire, Keith Ellison, qui a obtenu 200 voix, au poste de numéro deux.

Lançant un appel à l'unité, Tom Perez, qui était l'un des finalistes pour le poste de vice-président d'Hillary Clinton, a souligné qu'il s'agissait d'un moment à part dans l'histoire de son parti que les Américains étudieraient dans plusieurs années. "Ils nous demanderont: où étiez-vous en 2017 lorsque nous avions le pire président de l'histoire des Etats Unis? Et nous serons capables de répondre que nous avons rassemblé le parti démocrate et que ce président n'a fait qu'un mandat".

Pas la même fonction que dans les autres démocraties mais...

Le président du parti n'a pas la même fonction aux Etats-Unis que dans d'autres démocraties. Il n'est pas traditionnellement le visage de l'opposition (c'est plutôt le rôle des chefs de groupes au Congrès) et ne fixe pas à lui seul les grands axes du parti. Sa tâche consiste à lever des fonds et à animer le mouvement au niveau national, notamment en organisant le maillage du territoire et en gérant des bases de données d'électeurs.

Son rôle est crucial lors des primaires présidentielles, dont il doit garantir la transparence et l'impartialité. Mais après la défaite d'Hillary Clinton, cette élection a suscité une attention particulière. Beaucoup de militants veulent que le nouveau chef porte la contradiction à Donald Trump de façon plus médiatique et plus forte. Alors que la vague de manifestations anti-Trump ne faiblit pas depuis son arrivée au pouvoir, les démocrates veulent convertir cette énergie en puissance électorale pour les législatives de novembre 2018 et la présidentielle de 2020.

Dans une message vidéo vendredi, Hillary Clinton avait encouragé ces manifestants à continuer le combat. "Que la résistance et la persistance soient synonymes de progrès pour notre parti et notre pays", avait-elle déclaré.

Source: Belga

Créé le Dimanche 26 Février 2017 à 21:28

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