Etats-Unis: la Russie qualifiée de "cybermenace majeure"

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Monde
Donald Trump et Vladimir Poutine
Donald Trump et Vladimir Poutine

La Russie constitue une menace majeure pour toute une série d'intérêts des Etats-Unis, estiment plusieurs responsables de la communauté du renseignement américain auditionnés jeudi au Sénat. En cause: son programme d'attaque informatique hautement sophistiqué.

Cette estimation est contenue dans un document commun établi par James Clapper, directeur du renseignement national, Marcel Lettre, sous-secrétaire à la Défense pour le renseignement, et l'amiral Michael Rogers, directeur de l'Agence nationale de sécurité (NSA).

«La Russie est un acteur cybernétique à part entière qui pose une menace majeure au gouvernement, à l'armée, à la diplomatie et aux infrastructures commerciales et stratégiques américaines», affirment les trois responsable dans un document. Le texte servait de base à leur audition devant la Commission des forces armées du Sénat américain.

S'exprimant ensuite devant les sénateurs, James Clapper a indiqué avoir reçu de «nombreux témoignages» d'inquiétude de la part de gouvernements étrangers, provoquée par les critiques dévalorisantes adressées à la communauté du renseignement.

Au coeur du débat politique

La question de la menace russe dans le domaine informatique s'est installée au centre du débat politique aux Etats-Unis depuis le piratage des serveurs du Comité national du Parti démocrate (DNC) lors de la campagne présidentielle américaine. L'agence centrale du renseignement (CIA) a estimé que des pirates informatiques proches des services de sécurité russes étaient responsables de ces intrusions.

Ces évaluations de la CIA ont ensuite été corroborées par d'autres rapports d'organismes fédéraux, dont le FBI. Face à cette ingérence, Barack Obama a pris des mesures de rétorsion, ordonnant notamment fin décembre l'expulsion de 35 diplomates russes en poste aux Etats-Unis.

Donald Trump a à plusieurs reprises émis des doutes ou tenté de discréditer les conclusions des agences fédérales du renseignement. Il doit prendre ses fonctions le 20 janvier.

Chine toujours active

Dans son témoignage oral, James Clapper a également estimé que la Chine continue à mener des actions d'espionnage informatique contre des intérêts américains. Le rythme de ces opérations a toutefois diminué, assure-t-il.

Les Etats-Unis avaient tapé du poing sur la table contre les activités de piratage chinoises, engageant en particulier en 2014 des poursuites judiciaires pour piratage informatique et espionnage économique contre cinq responsables militaires chinois.

Durant une visite d'Etat à Washington en septembre 2015, le président chinois Xi Jinping et Barack Obama avaient annoncé un accord de coopération entre Pékin et Washington pour lutter contre les cyberattaques.

AFP

Créé le Jeudi 05 janvier 2017 à 20:19

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