Kpéaba (Lola) : nouvelle attaque armée à la frontière entre la Guinée et la Côte d'Ivoire...

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Insécurité
Crédit photo: RFI
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LOLA- Le conflit frontalier entre la Guinée et la Côte d’Ivoire n’a pas encore pris fin. Le lundi 26 décembre 2016 dernier, un parc situé dans le village de Gonota, à 23 kilomètres de la commune rurale de Guéasso, a été attaqué par des inconnus qui venaient du territoire ivoirien, a appris Africaguinee.com auprès des autorités locales.

Gonota est un petit village situé non loin de Kpéaba, cette localité qui fait l’objet de dispute entre Conakry et Abidjan.

« Ce sont des anciens rebelles ivoiriens qui se sont rendus dans le parc de Monsieur KAKE, ancien fonctionnaire à la retraite qui se soigne actuellement du coté de Nzérékoré. Ils ont évincé le bouvier du nom de SIDIBE Samba. Ensuite ils l’ont demandé de leurs donner un taureau. Le bouvier étant très intelligent, il les a donné le taureau le plus méchant. Ces mêmes bandits lui ont dit de mettre la corde sur le taureau et de les accompagner. Chose qui fut fait par le bouvier.  A mi-chemin, les bandits lui ont dit de se retourner maintenant. Malheur pour eux, en cour de route le taureau s’est révolté et les a terrassés puis s’est enfuit. Imprégné de la situation nous nous sommes déplacés avec un comité de vigilance composé par des jeunes pour y aller passer la journée puisque les bandits avaient promis qu’ils allaient revenir. Nous avons passé toute la journée ils ne sont plus revenus. Pour moi ce sont des mêmes bandits qui sont passés à Kéyapa », nous a expliqué monsieur TRAORE Mamady.

Selon lui, ces inconnus venus du territoire ivoirien avaient également retiré des armes et des téléphones portables à des citoyens de la localité.

Le Président de la communauté rurale de développement de Guéasso exprime quant à lui son inquiétude.

« Je m’inquiète beaucoup par rapport à ce qui se passe maintenant. Nous sommes à 63 kilomètres de Lola. Au cas où ces problèmes s’intensifiaient il ne serait pas facile qu’on s’en sorte avant l’arrivée d’un secours », s’inquiète monsieur   Pépé SAKOUVOGUI.

Selon le Président de CRD de Guéasso, ces différentes attaques sont perpétrées par des individus appelés « microbes » que la Côte d’Ivoire elle même n’arrive pas à contrôler.

 

Foromo Paul SAKOUVOGUI

Envoyé spécial d’Africaguinee.com

A Guéasso

Tel. : (+224)  628 80 17 43

Créé le Vendredi 30 décembre 2016 à 18:53

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