Arrestation de Toumba Diakité : Qu’en pense Fatou Bensouda de la CPI ? (exclusif !!!)

Facebook icon Twitter icon
Justice
Fatou Bensouda
Fatou Bensouda

CONAKRY- Le bureau de la procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI) vient de se prononcer sur l’arrestation à Dakar de Toumba Diakité. Pour Madame Fatou Bensouda, cette arrestation constitue une nouvelle étape de première importance dans le dossier du 28 Septembre et soulagera les victimes d'un grand poids.  

« M. Toumba Diakité faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international mais se trouvait en fuite depuis 7 ans. Son arrestation constitue une nouvelle étape de première importance dans le dossier du 28 Septembre et soulagera les victimes d'un grand poids. Nous nous félicitons de la diligence des autorités sénégalaises et de la coopération judiciaire efficace qui s'est mise en place entre le Sénégal et la Guinée », a réagi dans une note de la CPI parvenue en exclusivité à notre rédaction, au nom du bureau de Madame Fatou Bensouda.  

Présomption d’innocence

Dans un communiqué, le ministre guinéen de la Justice, maître Cheick Sako a annoncé qu’une procédure d’extradition de Toumba Diakité vers Conakry sera enclenchée dans les prochains jours. Le garde des sceaux guinéens a promis à maintes reprises l’ouverture du procès en 2017 sans donner de calendrier précis. ‎La Cour Pénale Internationale qui garde l’œil sur l’évolution du dossier du 28 septembre 2009, estime qu’un procès est envisageable dès l’année prochaine.

« Cette arrestation permet d'envisager la tenue d'un procès en Guinée dès l'année prochaine, avec, nous l'espérons l'ensemble des personnes appelées à rendre des comptes. M. Diakité est présumé innocent et aura la possibilité de faire valoir ses droits », précise le Bureau de Madame Ben Souda.

Si les principaux acteurs cités dans le massacre du 28 septembre sont aujourd’hui réunis, il reste cependant un obstacle de taille reste à lever avant la tenue du procès : le financement. Le Ministre guinéen de la Justice, Cheick Sako a été clair sur la question. « La Guinée ne peut pas organiser ce procès sans l’aide de l’extérieur ». La Cour Pénale Internationale promet d’apporter un soutien jusqu'à ce que justice soit rendue aux victimes. 

« Les autorités guinéennes ont assuré à de multiples reprises de leur volonté d'organiser ce procès. Elles ont aussi sollicité un soutien international qui leur a été promis et prend déjà forme. Le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale continuera de les soutenir dans cette voie jusqu'à ce que justice soit rendue aux victimes », a promis le bureau du Procureur de la CPI. 

 

Diallo Boubacar

Pour Africaguinee.com

Tel. : (00224) 655 311 112

Créé le Jeudi 22 décembre 2016 à 15:13

Facebook icon
Twitter icon
Google icon

Nous vous proposons aussi