Conakry : L’ambassadeur Oliveira Ramos présente deux guinéennes qui font « vibrer » le Brésil

Culture

CONAKRY- Deux artistes guinéennes font la fierté de leur pays au Brésil. Fanta Konaté et Mariama Camara, pétries de talents dans l’art de la danse et du chant continuent d’égayer le public sud-américain.

Ces deux ambassadrices de la culture guinéenne au pays de Dilma Roussef, ont été présentées au public guinéen, par l’ambassadeur du Brésil en Guinée Alirio de Oliveira Ramos, à sa résidence, ce mercredi 3 février 2016.

Fanta Konaté, percussionniste et Mariam Camara, maitre de danse vivent au Brésil. Elles sont très connues aujourd’hui dans le pays de la Samba. Elles ont fait des présentations dans plus de 50 salles de spectacle au Brésil en y décrochant quelquefois des prix.

Cette réussite est-elle un fait du hasard ? Peut-être pas ! Parce que la Guinée et le Brésil sont liés par l’histoire. La Samba, danse populaire brésilienne est née à Boké (Guinée), une ville jumelée à Salvador de Bayiha (Brésil).

A travers Fanta Konaté et Mariama Camara, la Guinée commence à être bien connue au Brésil, a déclaré le diplomate brésilien en Guinée. « Il y a aujourd’hui, des groupes brésiliens qui veulent apprendre l’art de la Guinée. Cela est très positif parce que cela favorise l’intégration culturelle entre le Brésil et la Guinée », a déclaré l’ambassadeur Alirio de Oliveira Ramos, rappelant que son pays a des origines africaines et spécialement guinéennes.

Mariam Camara a des écoles au Brésil où elle enseigne la danse guinéenne. Outre le Brésil, elle a fait presque le tour du monde (Argentine, Mexique, Dubaï…).

« Elles contribuent à diffuser l’art africain. Je suis très satisfait de voir ces grandes artistes guinéennes réussir au Brésil », s’est réjoui le diplomate brésilien en Guinée.

Alirio de Oliveira Ramos, annonce que deux autre  jeunes filles danseuses guinéennes, vont  bientôt s’envoler pour le Brésil afin de suivre les traces de Fanta Konaté et Mariam Camara.

« Notre but est qu’il y ait assez d’artistes guinéens qui partent pour le Brésil pour divulguer l’art guinéen pour favoriser l’intégration entre nos deux pays ».

Côté brésilien, le Groupe Abayomi de Santa Catarina qui est parrainé par le ministère de la culture est venu en Guinée pour développer sa connaissance et la pratique des danses africaines.

Au cours de cette cérémonie, le diplomate brésilien a profité pour donner des informations sur la fièvre Zika qui frappe actuellement son pays. Il a expliqué que ce n’est pas tout à fait prouvé scientifiquement qu’il a un lien entre le Zika et la microcéphalie.

« Ces derniers temps le nombre de cas de microcéphalie a augmenté au Brésil. On a trouvé dans les corps des nouveau-nés le virus de la Zika. C’est ainsi qu’on a dit qu’il pourrait y avoir un lien entre cette maladie et la microcéphalie. Mais ce n’est pas scientifiquement prouvé », a expliqué Alirio de Oliveira Ramos.  Il précise que s’il y a une mauvaise interprétation de cette maladie, cela pourrait avoir un impact sur les jeux olympiques d’hier prévus au Brésil.

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

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Créé le Vendredi 05 Février 2016 à 11:22