Violences en Guinée : Plusieurs Organisations de défense des Droits Humains gardent un œil sur Conakry !

violences à Conakry
Le président guinéen Alpha Condé
Le président guinéen Alpha Condé

CONAKRY-Les violences politiques qui secouent la Guinée sont suivies de très près par les organisations de défense des Droits Humains. La FIDH et son partenaire en Guinée, l’OGDH indiquent avoir comptabilisé au moins deux morts au cours des violentes manifestations appelées par l’opposition entre lundi et mardi 14 avril 2015  à Conakry. Elles tapent du poing sur la table pour demander l’arrêt immédiat des violences qui entraînent souvent des morts de citoyens.

« La FIDH (fédération internationale des ligues des droits de l’homme) et l’OGDH (organisation guinéenne pour la défense des droits humains) ont pour le moment vérifié au moins deux cas de personnes tuées au cours des manifestations. Ces violences politiques au cours des manifestations et la répression de ces manifestations sont récurrentes en Guinée. Dès qu’arrivent des échéances électorales, des tensions politiques naissent, il ya des manifestations et toutes les parties utilisent la violence. Des gens sont régulièrement tués. Cela est un vrai problème », a confié ce matin le responsable du Bureau Afrique de la FIDH.

Florent Geel déclare que lors que des gens sont tués, il faut aussi que les familles aillent porter plainte si elles le souhaitent, et que l’Etat fasse des investigations, encourage-t-il.  Selon lui, les ONG sont des partenaires, mais ce ne sont pas elles qui doivent se substituer à la responsabilité de l’Etat et les acteurs.  

La capitale guinéenne a été secouée par de violentes manifestations entre le lundi 13 et mardi 14 avril, suite à un appel de l’Opposition qui dénonce l’insécurité  et le calendrier électoral. Des morts et plusieurs blessés dont certains par balles ont été enregistrés au cours des heurts entre manifestants et forces de l’ordre.

‘’Il faut que s’arrête l’utilisation permanente de la violence’’

La Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme  (FIDH) appelle les acteurs politiques à aborder les échéances électorales sans violence, qui, prévient-elle, ne résoudra rien.

« On appelle toutes les parties à essayer d’aborder ces échéances sans utiliser la violence. Car elle ne résout rien. Il faut retourner à la table de  négociation, discuter et trouver des solutions aux problèmes politiques qui sont posés et ne pas faire tuer dans la rue des citoyens, des policiers et gendarmes. Il faut que s’arrête l’utilisation permanente de la violence qui ne pourra rien régler d’ailleurs », appelle Florent Geel.

L’opposition guinéenne a annoncé la suspension de ses manifestations jusqu’au lundi 20 avril. Ce,  pour permettre, dit-elle, aux populations de s’approvisionner avant de reprendre ses marches. De l’autre côté le Gouvernement tend la perche aux opposants pour trouver une solution autour de la table.

La FIDH salue cette « responsabilité des acteurs de l’opposition » et l’appel au dialogue lancé par le Gouvernement. « Tout ça va dans le bon sens », selon Florent Geel, qui ajoute qu’il est aujourd’hui très important de régler les problèmes politiques, de trouver les accords politiques pour avancer.

« Les élections sont fondamentales dans la vie démocratique. La Guinée reprend cette vie démocratique depuis quelques années, il faut absolument avoir des élections transparentes équitables, équilibrées et qui se tiennent aux dates prévues par la Constitution et selon les normes internationales en vigueur. C’est très  important », soutient le Responsable Afrique de la  FIDH.

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 31 11 12

Créé le Jeudi 16 avril 2015 à 14:14